Le RALLYE 2008
18e édition

Du 19 au 27 mars

pour autorisation

         ou

info@gazelles-ag.com

par Pierre Dumas,

le Gazou-gazette

Toute reproduction
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sans l’approbation de l’auteur

 

AVANT le rallye
en page précédente

(jusqu'au 19 mars)

Introduction

Le périple

 

Les équipes

En attendant la course...

 

Les équipes novices

 

 

CONTENU de cette page : (cliquez sur le sujet à atteindre ) :

PENDANT
le rallye

du 19 au 29 mars

Le prologue

Étape 3 - samedi 22 mars

Classement final

Le parcours

Étape 4 - dimanche,  lundi  23-24 mars

Essaouira

Étape 1 - jeudi 20 mars

Étape 5 - mardi 25 mars

Épilogue

Étape 2 - vendredi 21 mars

Étape 6 - mercredi,  jeudi, 27-28 mars

Challenge Sofitel-Montréal

 

Les équipes québécoises (un rappel) :

Les 11 équipes québécoises sont parmi les 85 enregistrées dans la classe 4x4 :

100 :

102 :

104 :

106 :

107 :

111 :

117 :

123 :

124 :

128 :

158 :

Marie-France Charrette / Lyne Bessette.......

Guylaine Caron / Martine Poulin..................

Annie Legault /  Loraine Laquerre.................

Josée Baril / Nancy Baril.............................

Catherine Gingras / Caroline Vachon............

Michèle Lessard / Cécile Villeneuve.............

Dominique / Nathalie Landry........................

Raymonde Legendre / Louise Vinet..............

Anike Bélanger / Marie-Andrée Mackrous.....

Claudine Désormiers / Nathalie Dubé...........

Francine Plante / Suzy Léveillé....................

les vedettes

l'équipe reconstituée

les belles-sœurs «L»

les sœurs

les 2 «Ca»

les «matures»

les cousines

la doyenne

les «challengers»

les belles-sœurs «D»

les pros


Le Prologue, mercredi, 19 mars

Mercredi à 14h, les Gazelles ont pris le départ du Prologue, au  bivouac de Neijjakh : petit parcours de 39 km, avec  3 balises. Temps de référence : 2h45.

Le départ se faisait directement dans des tapons de sable.  Suzy ( Matantes #158 ) part en trombe, les pneus gonflés à bloc ( il faut affronter le sable à très basse pression, il faut affronter le sable à très basse pression, pour avoir une plus grande surface de pneu en contact avec la dune, pour une meilleure répartition du poids du véhicule et une meilleure adhérence ). Après 100m, elles sont déjà « tankées ». Bon. On a appris. On ne le fera plus. Une fois déprises, elles rencontrent d’autres équipes en difficulté et elles jouent aux bons samaritains ; font la manchette pour leur sens de l’entraide . C’est ça aussi, le Rallye des Gazelles.

La doyenne aussi se tanke, et pas à peu près, ce qui lui vaudra de manquer une balise. Et on apprend que plusieurs équipes novices ont eu un baptême de navigation et de conduite assez dur merci.

Autrement, on est systématiquement mal informés de la progression de l’épreuve dont on ne peut, non plus, suivre la progression par repérage satellitaire.  De toute façon, le classement ne sert qu’à fixer les places du grand départ de demain matin.

Ça commence à sentir le sable !

Bon Rallye, les filles.

Et quoi que vous fassiez, dites-vous qu’on le verra.

Et qu’on rira avec vous.

Ou qu'on pleurera avec vous.

 


Le parcours 2008
 

 

 

 

 

 

 

Étape

Date
(Mars)

Circuit  (étapes)

Longueur
 en ligne droite (km)

Nombre
de balises

Durée
prévue

1 20

Boucle à l'ouest de Neijjakh

220

8

 9h35

2 21

Boucle au nord de Neijjakh

137 -  177

7  -  8

 8h      - 10h30

3 22

Erg Chebbi ( dunes de Merzouga )

64  -  89

-  7

 8h20    - 9h50

4 23 - 24

Marathon Neiijaklh / El Hazbane

358

13

21h

5 25

El Hazbane / Mhamid

197

8

10h30

6 26 - 27

Marathon Mhamid / Foum Zguid

239

10

20h

TOTAL 8 jours

6 étapes

1 215 km  - 1280 km

52  - 54

77h40  - 81h40

          en blanc  :   prévues initialement


Étape 1 jeudi, 20 mars


Carte 1 - Étape 1

Une boucle de 220 km à l’ouest de Neijjakh, 8 balises, temps estimé : 9h35

75 km de route jusqu’à la 2e balise, roulement rapide dans des oueds jusqu’à la 5, un peu de sable avant la 6 et encore 20 km de route jusqu’au bivouac. Pas de difficulté particulière, dans cette étape de mise en forme.

Et une très belle surprise aujourd’hui : les matantes sont sorties de leur léthargie, et pas à peu près! Elles ont filé droit et vite comme une balle et à midi, elles sont en tête du peloton, à la 5.

La doyenne et les Belles-sœurs L ( 123 et 104 ) sont à la 4.

Les sœurs Baril et les cousines Landry ( 106 et 117 ) ont choisi le chemin direct plutôt que la route entre 3 et 4.

Les vedettes et les 2 Ca ( 100 et 107 ) tardent à s’éloigner de la 3.

Les matures 111 avancent lentement mais sûrement et arrivent à la 3.

L'équipe reconstituée et les belles-sœurs D ( 102 et 128 ) semblent avoir des difficultés à y arriver.

Un problème majeur avec les challengers 124, qui ont passé tout l’avant-midi à la 1.

17h30 (Maroc)

Les matantes, qui sont redevenues les « pros » 158 sont entrées au bivouac à 16h40, avec toutes les balises.
La doyenne et Louise 123 sont déjà à la 8.

Les cousines Landry 117 ont impressionné jusqu'à la 5 où elles étaient à 16h,  en avance sur toutes les autres novices.  Pour une raison encore inconnue, elles ont alors quitté le parcours et faite route vers le bivouac.

Les belle-soeurs L 104 et les matures 111  approchent de la 5, alors que les soeurs Baril 106 et  les 2 Ca 107 ont de la difficulté à trouver.

Et on voit apparaître  les challengers 124 près de cette 5.  Fort probablement un problème de GPS et d’ordinateur : on les voit à la 1 jusqu’à 16h30, à la 2 à 16h40, à la 4 à 16h50.  À moins qu'elles aient reçu une sacrée poussée de Francine et Suzy, en passant leur 8, au même endroit que la 1 !

L'équipe 100 a mis 4 heures à trouver la 4 et à de la difficulté à s’aligner sur la 5.

Les équipes 102 et 128 ont trouvé la 3 à 12h30.  Elles cherchent la 4 chacune de leur côté ; 128 retournent au bivouac à 17h, 102 à 17h30.  L’initiation est souvent dure.  Demain est une nouvelle journée.

21h  (Maroc)

La fin de journée a été catastrophique pour les québécoises. Il semble qu’il y ait eu de la pluie et du vent durant l’après-midi.

Les cousines Landry ( 117 ), qui menaient chez les novices québécoises, sont entrées au bivouac après la 5.  Même chose pour les 2 Ca ( 107 ). Les sœurs Baril ( 106 ) et les challengers ( 124 ) ont quitté la 5 ensemble à 18h30 et sont immobilisées au nord de cette balise.  Les belles-sœurs L ( 106 ) étaient à la 5 à 17h30 et ont peut-être aussi pointé la 6.  Les matures ( 111 ) n’ont pas trouvé la 5 et ont viré de bord à 16hres.  Lyne et Marie-France ( 100 ) ont eu beaucoup de difficultés dans les cailloux et l’erg au large de la 4 et sont encore immobilisées dans ce secteur.

Le nombre de balises pointées (sur 8) semble donc s’établir comme suit :

3 :    100, 102 et 128

4 :    111

5 :    106,107, 117, 124

6 :    104 ?

8 :    123 et 158

La fin de l'étape 1

Effectivement, il y a eu une grosse tempête de sable hier après-midi et 100, 106 et 124 ont passé la nuit dans le désert, la première à 25 km des autres. Elles doivent pointer au bivouac avant midi pour demeurer dans la course. Elles se remettent en route à 6h30.

À 8h, 100 est à Fezzou, à Ihandar à 8h40, à Msissi à 9h où elles prennent en sens contraire la route qui les a menées à la 2 hier.  À Rissani à 9h40, elles voient passer des véhicules et vont saluer les copines à la balise 2.  Elles entrent au bivouac à 10h40 et repartent pour la 2e étape à 12h30.  Elles sont à la 1 à 13h.

Les deux autres sont à Rissani à 8h et mettent 2 heures à trouver la bonne piste jusqu’au bivouac.  Les deux équipes repartent à 11h15 et sont à la 1 à midi.

Le classement de l'étape 1 : discutable !

L’Organisation n’a rien annoncé à ce sujet, mais il semble qu’à cause de la grande difficulté que les participantes ont eue à se déplacer après 17h, on ait annulé les balises 7 et 8.  On n’a donc pas enlevé de points aux retardataires et on n’en a par contre pas donné aux meneuses. Les futées et compétentes qui ont pris la fuite en avant pour tout pointer avant la tempête : na-na-na-na, hé-hé-hé, good-bye !  Dans les sociétés de gauche, on appelle ça le nivellement par la base.  Serions-nous ici, ma grande foi du Bon Dieu,  devant un cas de nivellement par les vedettes de la radio, de la TV, du cinéma et de la mode ? « Quel performance, mesdames et messieurs : la vedette XXX talonne la doyenne québécoise Raymonde Legendre ». Tu parles.  La vedette a réussi à pointer la 6 à 17h40 alors qu’au même moment la québécoise entrait au bivouac avec une carte complète de 8 balises. À force de couper les têtes, c’est sûr que tu talonnes !

Toujours est-il que 158 et 123 se retrouvent avec 26 et 49 points au milieu d’un paquet de monde qui n’a pas d’affaire là.  Les Landry sont les meilleures novices québécoises ; 104,124 et 106 ont aussi moins de 200 points.

 


Étape 2  vendredi, 21 mars

Une boucle prévue de 177 km au nord de Neijjakh, 8 balises, temps estimé de 10h30. Or la tempête de sable a soufflé toute la nuit et on a laissé au ciel le temps de s’éclaircir. Le départ a été retardé à 8h et la balise 5 a été annulée, réduisant le parcours de 40 km.


Carte 1, étape 2

La balise 1 est dans le sable de l’oued Neijjakh, la 2 en banlieue de Erfoud puis une route le long de la vallée du Rhéris mène à une bifurcation à droite pour atteindre le plateau de l’Hamada du Guir à la balise 3. On jouera toute la journée dans ce paysage très ouvert qui s’étend jusqu’au Grand Erg Occidental. Au retour, une dernière balise pas facile à atteindre, au nord-est du bivouac.

Les pros 158 pètent encore le feu ce matin.  À midi, elles sont en tête du peloton près de la 4, qu’elles cherchent encore à 13h.  Raymonde et Louise ( 123 ) ont pris du temps à quitter le secteur de la 1 et sont à la 3 à 13h, avec 102, 104 et 107, qui ont bien démarré la journée.  Les cousines Landry les devancent de peu, en route vers la 4.  En arrière, les belles-sœurs D ( 128 ) alignent la 3 et les matures 111 sont à la 2.

Le monde chavire à 13h (Maroc)

100 quitte la 1 et entre au bivouac

104 tourne en rond jusqu’à 16h et rentre

106 pointe la 3 à 16h et rentre

117 met 5 heures à atteindre la 4 et rentrent

111 les matures loupent l’embranchement à droite vers la 3, le trouvent à 16h, ne se rendent pas à la 3 et rentrent

117 s’enlisent en quittant la 3 et sont dépannées à 19h

123 oublie de passer sur 4 roues en entrant dans le sable et s’enlisent à 14h20 ; elles doivent demander l’assistance mécanique et reviennent à 18h

128 atteint la 3 à 15h et tourne autour de la 4

Mais quand même quelques bonnes nouvelles :

102 sont les révélations de la journée : un cheminement constant, sans arrêt prolongé, réussissent toutes les balises sauf la 8

124, malgré un départ très tardif, se rend jusqu’à la 4

Mais quelle fin de match pour les favorites françaises 105, 138 et 165,   et les pros québécoises 158.  À 16h, elles sont toutes à la 7, ou presque, avec seulement la 8 à pointer.  Entre de 7 à 8, en ligne droite, il y a 29 km, mais il faut trouver une façon de descendre l’escarpement de l’Hamada du Guir.

Les pros québécoises 158 ne prennent pas de chance. Elles prennent le chemin inverse de ce matin, par les routes via la 2 et la 1, le bivouac, on va pointer la 8 et on est à la piscine à 18h. En tout 59 km, on concède 29 points par rapport à la ligne droite.

138 et 165 y vont pour le podium. En ligne droite. Elles cherchent en vain un franchissement. De retour à la 7 à 18h40.  Elles n’auront pas le temps d’atteindre la 8.  Ça peut leur coûter un podium.


Carte 2, étape 2

105 a finalement la meilleure stratégie. Elles reviennent par la route, mais aussitôt franchi l’escarpement, elles le longent vers le sud-est jusqu’à la 8.  Un petit 38 km, 9 de plus que la ligne droite, 20 de mieux que 158.

Ça peut leur mériter l’or.

 


Étape 3 samedi, 22 mars


Carte 1, étape 3

Aujourd’hui, c’est la grande virée dans l’erg Chebbi, près de Merzouga.  Une boucle de 89 km au sud de Neijjakh, avec 7 balises, dont les 2x,3x,4x et 5x alignées du nord au sud.  Bien sûr, comme d’habitude, on pourra choisir des balises hors-sable, mais avec une forte pénalité. 

Une autre nuit d’horreur, en vent et en pluie celle-là. Le départ est encore retardé d’une heure, la balise 7 est annulée ( quand on le dit avant de partir, c’est OK avec moi ! ).  Le parcours total est réduit à 64 km.

Bilan de l'étape 3 à 14h (Maroc) 

Les pros Francine et Suzy (158) ont livré une grande performance.  Entrée dans les dune à 8h40, sortie à 11h40, avec le 4 jokers.  Elles approchent maintenant du bivouac.

Raymonde et Louise (123) ne se laissent pas abattre par leur journée d’hier et enfilent les balises.  Elles sont à la 5x.  Les cousines Landry ( 117 ) aussi ont oublié leurs déboires et approchent  de la 5x.

La 100, la 106 et la 128 ne bougent plus depuis midi, à la 2x. 102, 104, 107 et 124 tournent autour de la 2x, sans l’atteindre. Les matures 111 sont erratiques : on les voit à Merzouga, près de la 5x, près de la 1x et se dirigent maintenant vers Rissani.  Elles ont peut-être opté pour le safari-photo et le thé  à la menthe !

Des bombes tombent sur 138 et 158

Au terme de la 2e étape, on a vu Syndiély Wade et Valérie Dot ( 165 ) revenir avec Corentine et Florence ( 138 ) après avoir vainement tenté de franchir l’escarpement entre la 7 et la 8.  Ce qu’on ne savait pas encore, c’est que 165 remorquait 138 jusqu’au bivouac, où on a constaté le décès de leur véhicule. Une fin de course dramatique pour les championnes de 2006 et 2007.

L’autre bombe. C’est une Francine Plante ( 158 ) éplorée qui m’a téléphoné samedi après-midi, après l’épreuve de Merzouga.  La communication était très mauvaise, mais j’ai compris l’essentiel.  Elles se sont enlisées près de la 4x et ont dû demander l’assistance mécanique.  Beaucoup de points.  Ensuite, elles ont pointé la mauvaise balise 6. Encore beaucoup de points.  Et parce qu’il a beaucoup plu dans la nuit d’hier, l’oued Neijjakh était pour le moins humide et Suzy s’est embourbée jusqu’à la mi-porte.  Une autre assistance mécanique.  Finis les espoirs de podium pour nos pros.

Va te faire voir au bivouac, Francine Plante !  Ta bombe est mouillée !   Le GPS ment beaucoup moins que toi.  Je vous ai très bien vu pointer toutes les X, rapides comme l’éclair, sans la moindre seconde pour demander et recevoir l’assistance mécanique.  Je vous ai vu pointer la bonne balise bleue et rentrer rapidement au bivouac par après.  Et pendant que tu versais des larmes de crocodile, j’avais encore sur mon écran la manchette « 158 et 165 déjà de retour au bivouac, avec toutes les balises ».

J’ai dit à Francine que la réception était 1/10 et que je n’avais absolument rien compris. Elle passera le reste du Rallye à pester contre les Télécom qui ne lui auront pas permis de passer un œuf de Pâques au Gazou-gazette.  Tu sauras, Francine, qu’il faut se lever de bonne heure, de très bonne heure, pour m’en passer un.  Tu te lèves à 4h pour partir à 6h.  À cause du décalage, moi je me lève à 2h pour te voir partir.  Arrête de perdre ton temps à me monter un bateau et concentre-toi donc sur ton Rallye !  Sacrée Francine !

La fin de l’étape 3 : les cousines Landry se démarquent

Au-delà des faux déboires de 158, Raymonde et Louise ( 123 ) ont complété leur circuit parfait à 16h30.

Mais ce sont les cousines Landry (117) qui m’ont le plus impressionné.  Elles ont atteint la 5X à 14h30, la 6 à 16h et le bivouac à 17h.  Elles ont la 2e meilleure performance parmi les 49 équipes novices. Elles passent au second rang des équipes québécoises, évidemment en arrière de 158 et devant 123.

Les 3 véhicules qui étaient à la 2X sont retournés à 16h vers le bivouac.  Des 4 qui cherchaient la 2x, seules les 2 Ca ( 107 ) ont progressé ; elles étaient à la 3X à 17h et à la 4X à 18h.  Elles y ont passé la nuit, en compagnie des camerounaises ( 149 ).

Quant aux matures ( 111 ), elles ont continué à voyager, ont visité Rissani puis Erfoud et sont entrées au bivouac sans aucune balise en poche mais avec de belles photos à montrer à leurs gazous.

 


Étape 4,  jour 1 -  dimanche, 23 mars

Étape 4 - jour 1

Un parcours sans grande difficulté jusqu’à la 10, sauf un passage dans un long champ de dunettes immédiatement après la 6.  Un champ de dunes de la 10 jusqu’à après la 11, qui peut être difficile à trouver dans un de labyrinthe de sable.  On roule ensuite rapidement jusqu’au bivouac, que les retardataires pourront atteindre directement à partir de la 8.

La première des étapes marathon, un long périple de 358 km, avec 13 balises.


Carte 1 - étape 4

Dans les étapes régulières, les Gazelles ne peuvent pointer une balise si elles n’ont pas pointé toutes les précédentes. Dans une étape marathon,  les balises ferment à tour de rôle, à des heures connues. Si on n’a pas pointé avant l’heure de fermeture, on perd des points mais on peut pointer les suivantes.

Bilan de la première journée du marathon

Les 2 Ca sont sorties de l’erg Chebbi ce matin, se sont rapportées au bivouac à midi et ont mis beaucoup de temps à se rendre à la 1 prendre leur feuille de route.  À cause de la fermeture des balises, elles ne peuvent commencer à pointer qu’à la 5 et passent la nuit à côté, à Taouz, où elles rejoignent les matures qui avaient pointé la 1 à 9h, cherché la 2 pendant un grand bout de temps et pointé la 5.  Cécile Villeneuve (111) va peut-être se trouver des liens de parenté avec la française Catherine Villeneuve, de l’équipe 179, qui bivouaque aussi avec elles.

Les belles-sœurs D ( 128 ) ont progressé lentement et bivouaquent seules entre la 3 et la 4. 106 est à la 5, près de Taouz, avec 6 équipes françaises.

Tout ce monde n’aura vraisemblablement pas le temps demain de compléter le circuit et couperont au bivouac après la 8.

Toutes les autres ont très bien roulé et se trouvent aux environs de la 6, en bonne position pour pointer toutes les balises :

100 et 104 ensemble

117 et 124 ensemble

123  avec 4 équipes françaises

102 seules

Et en avant du peloton, seules sur les rives de l’oued Mahach, Francine et Suzie (158), entre la 6 et la 7.

Étape 4, jour 2  : fin de marathon difficile pour les québécoises - lundi, 24 mars

Au-delà de la balise 6, il fallait traverser le grand oued Rhéris puis trouver la passe Tizi n’Guidou entre le jbel Mahach el le jbel El Otfal.

Partant du secteur de la 6e balise, 100, 102, 104, 123 et 124 ont lentement atteint la 7 puis la 8 vers 13h.  De là, elles ont toutes pris la décision de couper vers le bivouac, concédant 5 balises.  Raymonde et Louise ( 123 ) n’avaient pas aimé le oued et sont allées le traverser à une dizaine de km plus au nord.

Les cousines Landry ( 117 ) ont pointé leur 6 dès 7h, ont manqué la passe, contourné la 7 par le sud,  se sont retrouvées près de la 8, ont rebroussé chemin mais jamais trouvé la 7. 123 a donc une avance de 2 balises sur elles aujourd’hui, mais ce ne sera pas suffisant pour passer en avant d’elles en 2e position au classement québécois.

Les sœurs Baril ( 106 ) ont quitté la 5 ce matin, atteint la 6 à 10h, passé une couple d’heures dans l’oued et se sont immobilisées dans la passe à 14h, qu’elles quittent à 16h30 pour le bivouac.

Les 2 Ca ( 107 ) ont finalement pointé leur première balise ce matin ( 5 ), n’ont pas trouvé la 6, ont longé l’oued vers le sud où elles sont immobilisées à 13h, avec 4 autres équipes, dont les camerounaises qui avaient partagé leur bivouac dans l’erg Chebbi.  Tout ce monde réussit à quitter l’oued à 16h30 et retourne au bivouac.

Les matures ( 111 ) ont trouvé la 6, n’ont pas trouvé la passe, se sont retrouvées près de la 10 et sont rentrées.

Les belles-sœurs D ( 128 ) ont dû passer la 4 qui était fermée et ont pointé la 5 à 10h.  Comme elles n’avaient pas le temps d’atteindre la 6 avant la fermeture, elles sont remontées vers Rissani et pris la grande route ( ?) vers le bivouac.

Quant à nos pros ( 158 ), elles ont continué à surfer toutes seules complètement en tête.  Elles ont complété leur circuit parfait à 17h30 et se dirigent en triomphe vers le bivouac.  Mais la marche vers la tête du classement est difficile : après 3 étapes, elles n’étaient toujours que 11e, à 50 points des meneuses.  Il y a beaucoup d'équipes qui pointent toutes les balises. Et ce sont toutes des anciennes.  Les meilleures recrues sont en 13e position.  Pour continuer leur ascension vers la tête du classement, Francine et Suzy devront conserver leur constance, profiter de la moindre erreur des meneuses et, peut-être, prendre quelques risques stratégiques.

Un rallye, mais aussi une course…

Elles vous diront toutes que la vitesse ne compte pas.  D’accord.  Mais si tu n’en a pas, tu n’as pas le temps de faire toutes les balises et tu perds beaucoup de points.  Regardez aujourd’hui : sauf 158, les québécoises n’ont pas été assez rapides et ont toutes perdu au moins 5 balises. Et parmi les meneuses, 4 n’ont pas été assez rapides pour pointer la 13,  ce qui permettra à 158 de se hisser au moins jusqu’en 7e position !

C’est Marie-Pierre Juneau, l’ancienne co-équipière de Francine Plante, qui a fixé la barre en ce domaine.  Et elle l’a fixée très haute : « Francine, je sais que je suis, et de très loin, la meilleure pilote sur le circuit.  Mais si tu me diriges 2km à gauche de la balise et qu’on la dépasse de 3, on fait simples.  Donc il faut que tu puisses en tout temps calculer la distance parcourue, trianguler notre position exacte sur la carte, viser le cap avec précision. Mais nonobstant ce qui précède, tu comprends que si tu mets trop de temps à ce faire, on traîne de la patte et on manque de temps. Alors, Francine, je me résume : prends tout ton temps, mais c…, fais ça très vite ».

…mais pas nécessairement pour toutes…

Vous avez peut-être trouvé que j’étais un peu laconique envers l’équipe 128, les belles-sœurs D, Nathalie Dubé et grand-mère Claudine Desormiers. C’est qu’elles ont été formées par ma fille Annie et son amie ( et la mienne ) Doryne Bourque. Parce qu’elles sont allées relever un défi et réaliser un rêve. Parce qu’elles traînent de la patte depuis le début.

Nathalie a écrit ce soir à son gazou Richard : « On est les mères Thérésa de la course.  On aide tout le monde. Sinon, on pourrait faire plus de balises.  On n’arrête pas de se servir de nos pelles et nos ponts de ski-doo.  On court sur les dunes.  Claudine conduit comme une pro ».

Je suis d’accord avec toi,  Richard, c’est aussi ça, le Rallye des gazelles.  Et c’est beau.  Et je te comprends donc d’être fier d’elles.  Comme j’étais fier de mes filles en 2006 de laisser passer un podium pour aider les autres à réaliser leur rêve et leur défi.

Et grand-mère,  je vois que tu l’a déjà gagné,  ton rallye.  J’en étais sûr.  Oublie un peu, maintenant.  Tu y a droit.

…de retour aux pros

Francine et Suzie (158) ont trouvé le compromis magique : elles s’arrêtent volontiers pour aider qui que ce soit, mais comme elles sont seules en avant, il n’y a personne à aider.  Et si jamais elles se prennent, il y a beaucoup de monde en arrière pour les aider.

Mais les connaissant, je sais que c’est au bivouac qu’elles sont les mères Thérésa et qu’elles prennent bien soin de toutes les nouvelles.  Tiens, justement, embrasse Claudine pour moi, Francine.

 


Étape 5   mardi, 25 mars

Étape 5 - AM

Une étape très facile de 197 km avec 8 balises, qui devrait permettre à plusieurs équipes de faire l’expérience d’un sans-faute et à toutes d’arriver tôt au bivouac pour être en forme pour ce soir alors que les « sponsors » et les VIP sont invités au bivouac. 

Étape 5, 15h

Guylaine Caron et Martine Poulin ( 102 ) ont réellement trouvé leur élan aujourd’hui et dominent outrageusement en tête des québécoises. Elles ont terminé le parcours plus technique jusqu’à la 5 et s’enfilent dans le cirque de Taffena, une vaste formation ovale de 15x8 km, bordée de hautes falaises.


Carte 1 - étape 5

Mais les autres, vous n’avez pas compris que c’était une étape facile ?

Les vedettes ( 100 ) et les belles-sœurs L ( 104 ) ont cheminé régulièrement jusqu’à la 3, qu’elles ont atteint à 13h.  À 13h30, elles quittent directement vers la 5.  La 4 allait-elle fermer?

Les sœurs Baril ( 106 ) ainsi que Raymonde et Louise ( 123 ) se sont perdues ensemble loin à l’est de la 2 ; 106 a trouvé son chemin ainsi que la 2 et la 3 ; 123 y est encore

Les 2 Ca ( 107 ) et les matures ( 111 ) n’ont jamais trouvé la 2

Les cousines ( 117 ) ont longuement hésité avant de trouver la 3 qu’elles viennent de quitter

Anike et Marie-Andrée ( 124 ) ont atteint la 2 à 12h et cherchent la 3 trop au sud

Les mères Thérésa ( 128 ) semblent avoir ouvert un dispensaire au sud de la 1...

et Francine ( 158 ), qui tenait toujours la tête, a capé trop à droite et a fait passer Suzy à côté de la 4, qu’elles ont mis 1h30 et 20 km en trop à trouver ; elles sont maintenant à la 5.

Une fin de 5e étape sous le signe de l’endurance

On s’était quittés à 15h ( Maroc ) avec un goût d’amertume. Mais on a eu depuis de très beaux revirements, dus en partie à des règlements que je ne connaissais pas ou dont je ne me souvenais pas et qui permettent, dans certaines circonstances ou à la discrétion de je ne sais qui, de pointer des balises alors que les précédentes ne l’ont pas été. On savait que c’était le cas dans les marathons ; ce serait peut-être aussi le cas quand on change de bivouac. Finalement, est-ce que ce serait quasiment toujours le cas ?  J’espère que je pourrai mieux vous informer l’an prochain.

Toujours est-il que :

102 a arrêté sa lancée à la 6 à 16h et s’est alignée directement sur le bivouac, allez savoir pourquoi,

100 et 104 ont effectivement négligé la 4 et ont pointé la 5 avant de rentrer,

106 a encore courageusement pointé la 4 et la 5,

123 n’a atteint la 3 qu’à 17h20 et est encore allée chercher la 5 et la 6,

107 a trouvé la 3 à 15h et  a eu la 5 et la 6,

111 avait eu la 1 à 9h et a eu les 5 et 6 à la brunante, établissant un record d’équipe avec 3 balises,

117 a dépassé les bornes de l’acharnement en allant de la 3 vers 5, revenant à la 4 et  finissant avec la 5 et la 6, pour probablement conserver sa 2e place au classement québécois,

124 a finalement trouvé la 3 à 16h puis pointé la 4 et la 5,

128, les mères Thérésa, ont peut-être eu un trouble mécanique au sud de la 1 ; elles sont réapparues miraculeusement au bivouac à 19h,

Quant à nos pros, c’est autre chose.  Suzy avait mis la pédale au fond. Elles avaient repris leur retard et atteint la 7 avec toutes les meneuses.

Je vous parlais hier de choix stratégique pour s’approcher de la tête du classement. Entre la 7 et la 8, il y a l’oued Draa.  Le terrifiant, quant il est humide.  Francine en a de très mauvais souvenirs.  Elle en a peur comme on a peur des souris.  Mais elle seule connaît un petit chemin au travers les montagnes qui mène à un gué facile à traverser.  Un peu plus long, d’accord, mais sécuritaire. Toutes les autres s’enliseront.

Sauf que toutes les autres ont traversé l’oued les mains dans le dos et que 158 n’a jamais réussi à trouver la 8 par l’autre bord.

Stratégie, stratégie maudite !  Des souris et des femmes.

D’après les calculs d’Annie, 158 devrait glisser vers la 10e position. Mais les différences entre les meneuses ne sont pas grandes et demain est une toute autre étape, de loin la plus difficile du rallye, avec près de 24 heures dans le sable.

 


Étape 6, jour 1- mercredi 26 mars

L’étape la plus difficile du rallye, où tout peut arriver. Beaucoup de sable pour celles qui choisiront les 3 balises X. Beaucoup de route pour les autres. Et la tempête peut se lever à tout moment.

10 balises,  262 km sur le grand parcours, 239 sur le difficile.  Temps estimé de 20h.


Carte 1, étape 6

Étape 6,  jour 1 - 14h

Ce sont Louise et Raymonde ( 123 ) qui sont complètement en tête aujourd’hui, à la balise 4. 102, 106, 117 et 124 s’en approchent. 100 et 104 sont sur la 3. 128 s’est ensablée à 13h tout près de la 3 et 107 l’y rejoint tout juste après.  111 a pointé la 2 à 10h et cherche la 3.

Et c’est 158 qui inquiète aujourd’hui. On les a vues à la 2 de 9h à 11h, puis se sont retrouvées à la 3 à 11h30 et y sont encore. On ose croire à  une défectuosité du système de repérage, car toutes les meneuses ont pris au moins 2 heures à passer de la 2 à la 3 au cap.

Et on voit aussi les meneuses ( 105 ) à la 2 depuis 8h ce matin...

Fin de la première journée du marathon

100 et 104 s’étaient retrouvées à la 3 et ont cheminé ensemble.  Elles ont choisi le circuit facile et ont laissé tomber la 4. 104 a pointé la 5 à 18h et y bivouaque seule. 100 s’est immobilisée juste au sud de la 5 rouge.

107 et 128 se sont sorties du sable vers le sud à 15h.  107 est repartie vers le nord et pointé la 3.  Elles ont rejoint 128 en route vers la 5, qu’elles ont pointé à 19h pour ensuite rejoindre 100 et 3 autres équipes pour la nuit.

102, 106, 117, 123 et 124 ont toutes choisi le parcours difficile. Elles ont toutes pointé la 4, mais seulement Louise et Raymonde ont entamé les dunes ; elles approchent de la 5x et bivouaquent avec 2 équipes françaises, dont la chanteuse Chris Mayne ; j’espère que Louise va sortir ses chansons à répondre. 102 et 106 n’ont pas encore osé affronter les dunes et sont au sud de la 6x avec une équipe marocaine. 117 et 124 bivouaquent ensemble aux portes de l’erg, au nord de la 5x.

111 a quitté la 3 après le thé de 17h et bivouaque entre la 3 et la 5 avec 2 équipes françaises et une équipe marocaine.

Toujours pas de nouvelles de 158 ( actuellement en 9e position ) qu’on voit toujours à  la 3. Je soupçonne sérieusement Francine d’y avoir enterré son GPS juste pour m’étriver. On n’a pas de nouvelles non plus des meneuses 105, qu’on voit toujours à la 2.

Parmi les 7 autres équipes en avant de 158,  6 bivouaquent sur la 6x et une sur la 5x !  Donc, si comme nous le pensons Francine et Suzy sont dans le peloton de tête,  leur marge de manoeuvre semble assez faible pour remonter au classement.

Étape 6, jour 2, 12h : 117, 123 et 124 réussissent les 3 balises X

Elles se sont mises en route tôt ce matin ; 117 et 124 ont atteint la 6x à 11h et les 3 étaient à la 7x à midi.  Les cousines Landry conserveront donc leur 2e place chez les québécoises.  Au moins. On n’a toujours pas de nouvelles de 158. L’organisation prend toutefois le soin de nous informer que les meneuses 105 a un problème d’affichage sur Internet et qu’il ne faut pas s’inquiéter pour elles…

La balise 5 devait être pointée hier pour continuer le parcours aujourd'hui.  100 ne l'avait pas pointée et rentre au bivouac avec 128 qui l’avait pointée. 111 a aussi abandonné et rentre.

102 et 106 s’étaient alignées hier par le sud des dunes et les ont longuement contournées par l’est.  Elles ont renoncé et rentrent au bivouac.

104 et 107 sont parties de la 5 ce matin et contourné les dunes par l’ouest. 104 a longtemps cherché la 7 et semble rentrer ; 107 s’ en approche.

 

Fin de l'étape 6... et du rallye 2008

Francine Plante et Suzy Léveillé (158) remportent le trophée Sofitel Montréal
pour la meilleure équipe canadienne

C’est une Francine euphorique qui m’a appelé en rentrant au bivouac. Elle était très déçue qu’on n’ait pu la voir depuis deux jours, car « vous auriez vu comment c’était beau et droit, notre croisière dans l’erg Chegaga ».

La première journée de ce marathon, c’était l’enfer. Du sable, du sable, du sable. « On était dans de beaux Drâa » (elle fait évidemment référence à l'hamada du Drâa... Ha! Ha! Ha!.)  Et la surprise, en sautant une dune de 4 pieds, d’atterrir sur le nez dans la roche, avec le coussin gonflable qui fait sa job !  Et un amortisseur qui se plaint parce qu’elles ont sauté une crevasse qui ne paraissait pourtant pas si haute.

Hier, elles n’ont pas voulu entrer tout de suite dans les dunes, entre autres parce qu’il y a un immense camion qui file le cap parfait et dont tout le monde suivait les traces compactées.  Non.  Francine n’avait jamais vaincu Mhamid et c’était une histoire entre Mhamid et elle.  Ce matin, elle a dit à Suzy : « Je ne veux pas te forcer.  Dis un mot et on ne prend pas les X ».  « Francine, je suis venue pour faire ces X ! ».

Et elle les a faites de façon magistrale. C’est une pilote exemplaire. En aucun moment, dans les ergs Chebbi et Chegaga, elles se sont tankées. Et elles ont fait les Saint-Bernard plus souvent qu’à leur tour.

Et elles sont entrées au bivouac avec une carte parfaite. Suzy et Francine sont allées au bout de leurs rêves et de leurs hantises, elles n’ont plus rien à se prouver.  Et elles ont revu ces grandioses paysages autour de Foum-Zguid. Et elles sont très contentes de leur classement. « Le podium, il faut oublier ça : les professionnelles de la course sont des navigatrices terrifiantes. Et elles ont maintenant des bolides qui nous dépassent à toute vapeur alors qu’on pile sur des oeufs. Jugand (spécialisé dans la location de 4x4 pour le Rallye des Gazelles) devra revoir son offre ».

Et la dernière balise manquée à la 5e étape ?  «Une stupide erreur de positionnement de la balise sur notre carte».  La seule balise manquée dans tout le rallye...  Tout un exploit, les matantes !

Les cousines Landry sont en 2e position et les meilleures novices chez les québécoises

En les voyant pointer la 7x ce matin, avec 123 à côté d’elles, je savais qu’à moins d’une catastrophe, elles conservaient la 2e position.  J’ai réveillé la mère de Nathalie pour lui annoncer la nouvelle.  Elle jubilait.  Et j’étais aussi content pour Anike et Marie-France ( 124 ) d’avoir vaincu Mhamid.  Et les 2 équipes ont été très courageuses par la suite pour se traîner dans le sable et tout faire pour pointer la 8, sans y réussir.

Et Raymonde et Louise (123) qui ont aussi fait une étape fulgurante, la 2e meilleure performance des québécoises dans cette dernière étape. Elles aussi ont longtemps tenté la 8 puis se sont rabattues sur la 9,  qu’elles ont atteint à l’heure de fermeture. Francine m’a dit que Raymonde n’allait réellement pas bien durant les 4 premières journées du rallye, ce qui explique une performance en dessous de ses capacités.  Et Francine ne cesse de répéter comment Louise a été une excellente pilote dès le premier jour.

Mon coup de cœur pour cette étape : Catherine Gingras et Caroline Vachon ( 107 )

On les avait vues hier sortir 128 du sable puis refoncer pour aller pointer la 3.  On les a vues partir tôt ce matin de la 5 pour n’atteindre la 6 qu’à 14h, sans jamais lâcher.  Puis la 7 à 15h30.  Et alors que le commun des mortels s’en serait satisfait et retourné lentement prendre une coupe de Bouvet Brut au bivouac qui est là, à l’ouest, elles refoncent complètement vers le sud et essaient pendant plus de 2 heures d’ajouter la 8.  Elles devront abandonner à la fermeture, à 18h. Et ce n’est qu’à 21h qu’elles atteignent le bivouac, fières d’elles, et pour cause.  Chapeau les filles.  De grandes Gazelles.


Classement final des québécoises

Vous vous souvenez de cette lutte de stratégie au terme de la 2e étape, où Wade/Dot ( 165 ) sont allées au cap jusqu’à la falaise infranchissable et où 105 a sagement pris la route pour ensuite longer la falaise?  Et bien, comme j’en avais évoqué la possibilité, c’est là que 165 a perdu un podium et que 105 a acquis les 12 points de différence qu’il lui fallait pour avoir l’or.

Équipes Total
des
points
Nombre
de balises
pointées
sur 52
Parcours
sans faute
sur 6

CLASSEMENT

Toutes les équipes Les novices
Général 
sur 84
Canadiennes
sur 11
Général
sur 49
Canadiennes
sur 9
M-.France Charrette / Lyne Bessette 100 3047,34 22 0 52 8 23 6
Guylaine Caron / Martine Poulin 102 2762,89 30 0 44 5 17 3
Annie Legault / Loraine Laquerre 104 3016,67 25 0 50 7 21 5
Josée Baril / Nancy Baril 106 2991,23 26 0 53 6 20 4
Catherine Gingras / Caroline Vachon 107 3354,92 24 0 61 9 32 7
Michèle Lessard / Cécile Villeneuve 111 4278,07 14 0 76 11 44 9
Dominique Landry / Nathalie Landry 117 1861,75 36 1 29 2 8 1
Raymonde Legendre / Louise Vinet 123 2180,58 37 2 36 3
Anike Bélanger / M.-Andrée Mackrous 124 2496,38 31 0 38 4 12 2
Claudine Désormiers / Nathalie Dubé 128 4114,77 15 0 71 10 40 8
Francine Plante / Suzy Léveillé 158 378,7 51 5 9 1
 

Comme prévu, Francine et Suzy ( 158 ) n’ont pu améliorer leur place au classement général.  Elles finissent 9e, avec 379 points, à 220 points de la tête.

Les cousines Landry ( 117 ), 2e québécoises, sont 8e parmi les 49 équipes novices du rallye. Raymonde et Louise ( 123 ) sont les 3e québécoises. Anike et Marie-Josée ( 124 ) conservent le 4e rang des québécoises et sont 12e au classement des novices. Leur objectif était le top 10.  Avec leur exploit d’hier dans les X, disons que c’est atteint.

Reprenons l’analyse que nous faisions il y a 2 semaines des statistiques des années antérieures, en ajoutant 2008 :

  Année   Nombre
d'équipes
  1e
position
2e
position
3e
position
 

Rang centile

Dernière
position
 

15

25

50

75

  2003 64 404 483 770 1543 1782 2631 3133 4310  
  2004 64 698 986 1130 1499 1729 2478 3234 4127  
  2005 82 983 1047 1056 1342 1757 2454 3531 4716  
  2006 66 138 173 288 656 1017 2567 3818 4759  
  2007 68 137 144 213 612 1130 2811 4171 5085  
  2008   84   168 181 198   648 1382 2628 3604 4476  

 

Points de pénalité :

très élevés

  élevés   moyens   bas   très bas

On voit qu’à partir du rang centile 25 ( 21e position cette année ) jusqu’à la fin, 2008 est une année de performance moyenne : on peut penser que le rallye 2008 n’a pas été particulièrement facile ou difficile, que les équipages n’étaient généralement pas mieux ou moins bien préparés, que les véhicules n’étaient pas particulièrement plus ou moins performants.  Ou que s’il y a eu une différence dans un de ces paramètres, elle a été compensée par une différence en sens contraire dans un autre.  En tout cas, je me comprends.

Par contre, si on regarde jusqu’au rang centile 15 ( 13e position ), quelle différence!  On y voit la confirmation de ce que nous disait Francine hier : depuis 3 ans, les meneuses sont beaucoup plus performantes.  Des professionnelles de la navigation et du pilotage, avec des super-machines.  Avec leurs 379 points de cette année, Francine et Louise auraient eu l’or en 2003, 2004 et 2005.

Et c’est justement ce que mes filles m’avaient dit en 2006 :« Pa, il y a des professionnelles sur le circuit (Gagnantes du Paris Dakar et autres) alors pour le classement, on verra...»

 


Essaouira 2008

Photo Francine Plante # 158

Une finale en beauté !
Les 11 équipes canadiennes
( qui sont par ailleurs toutes québécoises ! )


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Épilogue

 

 

 


Challenge Sofitel-Montréal