ARCHIVES 1999
9e édition du rallye

du 25 avril au 3 mai

pour autorisation

par Pierre Dumas,

le Gazou-gazette

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ou utilisation interdite
sans l’approbation de l’auteur

CONTENU : 

INTRODUCTION

ÉTAPE 1

ÉTAPE 4

ÉTAPE 7

PRÉPARATION

ÉTAPE 2

ÉTAPE 5

ÉTAPE 8

LES ÉQUIPES

ÉTAPE 3

ÉTAPE 6

CLASSEMENT


INTRODUCTION

La première grande participation des québécoises, avec 9 équipes sur 39. Décevante, toutefois,  car aucune ne se classera parmi les 10 meilleures et seulement 2 dans les 20 premières. 

Un parcours de 1283 km en 9 jours,  avec 8 étapes, dont une étape-marathon.

Ce compte-rendu a été préparé à partir d’informations diverses glanées sur le WEB et particulièrement sur le site http://cf.geocities.com/lesacolytes/ .
Il intègre aussi les commentaires de diverses gazelles qui ont participé.

Le parcours


PRÉPARATION

Les québécoises quittent mardi le 20 avril à l'aéroport de Dorval, en direction de Casablanca. Radio-Canada, TQS et CFCF-12 sont sur place. 

Vendredi le 23 avril, elles sont au rendez-vous de Meknès : briefing, vérification des équipages et des véhicules, etc.

 Samedi le 24 avril, c’est la cérémonie officielle puis la liaison vers Mengoub, le point de départ de la course.


LES ÉQUIPES

Il y a cette année 9 équipes québécoises sur 39 ( rang au classement général ) :
#   7 : Claude Bélanger et Mélanie Carpentier 21 )
# 10
 : Patsy McNeil et Sophie De Grandpré31 )
# 14
 : Brigitte Geoffroie et Raymonde Legendre ;
         cette dernière deviendra une légende du Rallye, avec Sophie Racette-Villeneuve 19 )
# 15
 : Marie-Noël Paré et Sophie Racette-Villeneuve, qui deviendra la gazelle la plus drôle
         et la plus  sympathique de l’histoire du Rallye 26 )
# 20
 : Diane Denis et Renée Dumais-Beaudoin 28 )
# 21
: les sœurs Martine et Maryse Saint-Germain 24 )
# 26
 : Anne-Marie Lefebvre et Claudine Tessier 22 )
# 40
 : Geneviève Guité et Sophie Masson 27 )
# 41
 : les Julie Royer et De La Bruère 14 )

Parmi les autres équipes, mentionnons :

 #39 : Clara Moreno de Borbon, une princesse espagnole, qui attire les médias ;
         elle en est à sa première participation, avec Patricia Molina ( elle remportera l’épreuve )


ÉTAPE 1, dimanche 25 avril

120 km, à partir de Mengroub, puis 210 km de liaison jusqu’à Errachidia.

Réveil à 4h et départ à 6h pour la traditionnelle étape de mise en condition, qui permet de rentrer doucement dans l'épreuve sans trop se décourager. La navigation se fait dans de grandes plaines, avec très peu de sable. Les difficultés sont réelles mais les possibilités de se perdre sont limitées. En vedette, une magnifique passe qui permettra aux concurrentes de tester dès le départ leurs capacités de franchissement...

Le première balise se trouve dans une grande plaine entourée d'une chaîne de montagnes. Les cartes, qui datent de près de 40 ans, n'indiquent pas plusieurs des oueds ; une très bonne occasion de vérifier ses compétences ( ou de constater ses incompétences ) à la boussole.

Marie-Noël Paré et Sophie Racette-Villeneuve démarrent en lionnes et arrivent les premières aux deux premières balises. Les Julie (#41) ont perdu leur boussole mais quand même réussi à trouver trois balises...

Diane Denis et Renée Dumais-Beaudoin ( #20 ) ont le meilleur baptême de la journée. Premièrement, elles constatent, après le fait, qu'elles n'avaient pas l'équipement nécessaire afin de réparer leur première crevaison. Et en chargeant le véhicule ce matin, elles ont bêtement oublié, à côté du camion, leur tente, leurs sacs de couchage et, pourquoi pas, leurs nounours. Ce soir, elles dormiront sur un petit matelas sous la grande tente du bivouac.

La plupart des Gazelles Québécoises ont pu se rendre au bivouac avant minuit. Seules les soeurs St-Germain (#21) ont veillé un peu plus tard...  


ÉTAPE 2, lundi 26 avril

121 km, de Errachidia à Dar Kaoua.

Le coefficient de difficulté augmente, afin de permettre d'affiner la navigation et de prendre de l'assurance. Encore de grands plateaux sans trop de relief, où le repérage n’est pas évident. Les québécoises avaient reçu une formation de 20 heures en orientation et navigation chez Horizons Nord-Sud et elles se débrouillent en général assez bien.

La fin de l’étape est plus technique et passe par des zones de franchissement délicates. C'est l'entrée dans la partie sud du Maroc avec des paysages merveilleux.

Après les deux premières étapes, il n’y a aucune équipe québécoise dans les 10 premières et seulement 3 dans les 10 suivantes : Patsy McNeil et Sophie DeGrandpré ( 17e, avec 349 points ), les sœurs Saint-Germain ( 19e ) et Marie-Noël et Sophie ( 20e ).


ÉTAPE 3, mardi 27 avril

150 km, de Dar Kaoua à El M’Douara.

Aujourd’hui, sable 101, 202 et 404. On verra si l’entraînement que les québécoises ont subi dans les Carrières Saint-Eustache a porté fruits.

Les balises 2 et 3 sont en plein cœur des dunes de Merzouga. On sort les pelles. Une navigation difficile et une très longue étape, la plus pénible de cette édition 1999. Plusieurs jouent dans le sable, d’autres abandonnent finalement après la 1e balise et rentrent au bivouac de M’Douara, dans le magnifique décor où fut tournée La Planète des singes.

Mais pendant ce temps, les équipes de recherche entament une longue nuit. Entre autres, Anne-Marie Lefebvre et Claudine Tessier (#26) n'ont dormi que deux heures et ont pu compter sur l'équipe d'assistance-recherche. Elles sont rentrées au bivouac juste à temps pour le petit-déjeuner.

Les sœurs Brigitte et Raymonde ( #14 ) ont dû coucher à la belle étoile. L’Organisation avaient informé que les gentils militaires avaient pour mission de veiller à la sécurité et de voir à ce que tout fonctionne bien. Mais ils n’ont pas arrêté d’aller cogner à la porte de la tente pour vérifier leurs papiers. Elles n’ont réellement pas apprécié, n’ont pu fermer l’oeil et ont eu la frousse de leur vie. Elles aussi sont rentrées juste à temps au bivouac pour prendre le départ de la 4e étape.


ÉTAPE 4, mecredi 28 avril

Une boucle de 212 km autour de  El M’Douara, 5 balises.

La première partie conduit de nouveau les gazelles dans les reliefs. L'écart entre les équipes sera déterminé par la perspicacité à trouver les belles zones de franchissement. La deuxième partie se déroule sur les grands plateaux où la vitesse est permise. Elles y traverseront quand même des zones de dunes, question de leurs rappeler qu'elles sont dans le désert...

Marie-Noël et Sophie se sont trouvées : elles sont les premières à pointer chacune des 5 balises du parcours ! Ceci n’est toutefois pas suffisant pour les faire accéder au top 20, que 4 équipes québécoises ont atteint : les Julie ( 14e ), les sœurs St-Germain ( 15e ), Patsy/Sophie ( 18e ) et Claude/Mélanie ( 20e ).


ÉTAPE 5, jeudi 29 avril

130 km, de M’Douara à Battou.

Aujourd’hui, les tambours ne cassent pas les oreilles à 4 h ce matin. C’est la grasse matinée, avec départ à 11 h pour une très belle étape, sans difficultés majeures.

À l’arrivée, un bivouac idyllique dans une faille rocheuse...

Au terme de cette étape, 4 équipes québécoises sont dans la seconde dizaine du classement ; les les Julie ( 12e ), les sœurs Saint-Germain ( 20e ), ainsi que Claude/Mélanie ( 18e ) y demeurent alors que les sœurs Raymonde/Brigitte y accèdent ( 19e ) et  Patsy/Sophie la quittent ( 31e ).


ÉTAPE 6, vendredi 30 avril

227 km, de Battou à Mhamid.

La trève a été de courte durée et les difficultés reviennent au galop. De grands plateaux roulants au début, puis des zones de dunes et des passes rocheuses à trouver. D’accord, les paysages sont grandioses mais on doit se concentrer sur la boussole. En fin de journée, il faut aussi éviter les pièges sableux de l’oued Draa. La fin du parcours traverse les magnifiques palmeraies au nord de Mhamid.


ÉTAPE 7,  samedi et dimanche,  1er et 2 mai

Étape marathon de 195 Km de Mhamid à M’Dawer, sans bivouac intermédiaire.

La plupart des gazelles passent l’essentiel de leur première journée dans les 20 km de dunes de Mhamid. Pour celles qui pourront en sortir à temps, le reste du parcours traversera un lac asséché pour se perdre dans les reliefs dignes du Grand Canyon. Retrouvailles au bivouac entouré de palmiers.


ÉTAPE 8, lundi 3 mai

128 km à partir de M’Dawer, puis 135 km de liaison jusqu’à Tata.

Dernière étape qui alternera plaines roulantes, sable, montagnes, passes rocheuses et traversée d'oueds.

La course prend fin dans un petit hôtel plein de charme à Tata. Mais après 11 jours passés dans le désert, n'importe quel hôtel aurait fait l'affaire.


CLASSEMENT

La compétition a été longue et difficile, mais 34 des 39 équipes ont franchi la ligne d’arrivée, dont toutes les gazelles québécoises. Un bel exploit.

La princesse Clara Moreno De Borbon et Patricia Molina sont premières, avec 280 points de pénalité. Clara tentera de répéter l’exploit en 2003 et 2004, sans succès.

Chez les québécoises, les Julie ont été les meilleures, au 14e  rang ! Félicitations ! Résultat des plus spectaculaire si on imagine qu'elles ont pris la route avec le minimum d'équipement et sans même l'indispensable boussole. 

Julie Royer, de Coaticook, est en génie mécanique et a fait la course sous la bannière de Femmes regroupées en options non traditionnelles (FRONT) à titre d'ambassadrice du travail non traditionnel et à la défense des droits des femmes qui les exercent.

Les Soeurs Brigitte Geoffroie et Raymonde Legendre sont la seule autre équipe québécoise dans les 20 premières, avec une 19e place.

GALA et remise des prix

Mardi le 4 mai, les gazelles se lèvent à 6h, quittent en convoi et traversent les contreforts du Haut-Atlas. L’arrivée officielle a lieu à midi sur la magnifique plage d'Agadir.  Elles séjournent au Club Med où a lieu le grand gala et la remise des prix.

Les soeurs Brigitte Geoffroie

et Raymonde Legendre


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