Le RALLYE 2007
17e édition

Du 22 au 29 mars

pour autorisation

         ou

info@gazelles-ag.com

par Pierre Dumas,

le Gazou-gazette

Toute reproduction
ou utilisation interdite
sans l’approbation de l’auteur

 

Parcours et programme

Le classement 
des  équipes canadiennes

Revue de presse 2007

Couverture
médiatique
du Rallye 2007
au Canada :

TVA – Émission Salut Bonjour

        Capsule Gazelle,  du 26 au 30 mars 2007 à 7 h 30

        On peut revoir les capsules vidéo sur Espace Canoë :
           http://www.espacecanoe.ca/search/video/gazelles%20Leblanc

GLOBAL – Émission This Morning Live

        Capsule Gazelle,  du 26 au 30 mars 2007 à 7 h 30

TQS – Émission FLASH à 18h30

           Capsules Gazelle les 16, 27, 29, 30 mars et 4 avril 2007
          
On peut revoir ces capsules sur 
http://www.flashmag.ca/html/aLaUne/topos_all.htm

 GlobeAuto ( Globeandmail.com ) « Follow the rally » avec Egle Procuta

              Plusieurs articles et photos des gazelles québécoises
                Liens avec tous les articles dans notre Revue de presse 2007
     
http://www.globeauto.com/servlet/story/RTGAM.20070322.wh-morocco-0322/GAStory/specialGlobeAuto/

 

CONTENU :

Le périple 2007

Le parcours

Étape 3 - samedi 24 mars

 

Les équipes

Le Prologue

Étape 4 - dimanche 25 mars

Classement final

Sète

Étape 1 - jeudi 22 mars

Étape 5-1  et   Étape 5-2

Épilogue

Tanger - Erfoud

Étape 2 - vendredi 23 mars

Étape 6-1  et   Étape 6-2

 

 

Le périple 2007

Cette année, les vérifications techniques et le départ officiel se font de nouveau à Sète, d’où les Gazelles embarquent dimanche le 18 mars à bord du Comanav, pour arriver à Tanger mardi matin, le 20 mars. Les québécoises, qui arrivent généralement le jeudi matin à Lyon pour cueillir leur véhicule chez Jugand apprécient cette économie de 500 kilomètres par rapport au périple des dernières années, où ces activités avaient lieu à la Cité de l’Espace de Toulouse.

De Tanger, elles ont un très long déplacement de 850 km jusqu’à la région de Erfoud, où a lieu le Prologue de 30 km, le 21 mars. 


Le périple 2007
Cliquez pour agrandir

Puis 8 jours de compétition, par les bivouacs de Mech Irdane, Neikjakh, Mhamid et Foum Zguid, pour un total de 1 275 km ( en ligne droite entre les balises ). Le 30 mars, elles se déplacent de 400 km vers Essaouira, où a lieu la remise des prix et le gala, le 31 mars.

 

Elles auront donc roulé près de 2 500 km en 15 jours, entre Sète et Essaouira. Celles qui vous disent qu’elles font 2 500 km en 8 jours dans le désert perpétuent un mythe farouchement encouragé et médiatisé.

 

Les équipes

En 4X4, il y a cette année 67 équipes, dont 7 équipes canadiennes,
dont 6 équipes québécoises, dont 3 équipes de Leblanc :

 

100 : les comédiennes Mariloup Wolfe et Jessica Barker, qui sont marraines des équipes canadiennes,

102 : Caroline Belzile, de la Beauce, et Monique Lechasseur,

104 : les sœurs Marie-Hélène et Julie Guévin,

106 : Marie-Josée Leblanc-Fiset et sa fille Annie Leblanc,

107 : Marie-Josée Le Blanc et Chantal Parent,

119 : Louise Leblanc et Stéphanie Venne

 

126 : l’ontarienne Nika Rolczewski, qui fait équipe avec la québécoise France Guérer.

 

Pour toutes, c’est une première participation au Rallye, sauf pour France qui devient une des 8 québécoises avec au moins 4 participations ( 3 en ont 5 ). Elle avait participé 3 fois avec sa sœur Lyne, qui avait aussi accompagné l'anglaise Arlene Winters en 2005. D’autre part, il s’agit de la plus faible participation québécoise depuis 1998.

 

En Europe, il y a beaucoup de Gazelles « professionnelles », qui font de la compétition automobile, dont le Paris-Dakar ; elles sont là pour gagner. Les Gazelles canadiennes ont toujours été « du monde ordinaire ». Mais cette année, avec Nika ( dont vous me permettrez dorénavant d’omettre le nom de famille ), c’est différent. Madame fait partie du Automotive Hall of Fame, possède une licence de pilote de course, est graduée de la Bridgestone Racing Academy et a suivi un entraînement de conduite de précision et d’arrêt ainsi qu'une spécialisation en conduite dans la neige. Elle est chroniqueure du supplément automobile du Toronto Star et opère le site  http://www.racerchicks.com/index.html  dédié aux femmes dans le sport automobile ( 1 million de visites par mois!). Elle a piloté la Ferrari Enzo ( 1 million de dollars ) et la Aston Martin de James Bond. Ses véhicules de tous les jours: une Ferrari 308 GTS 1985 et un Jeep Grand Cherokee…

 

Tout ça pour vous dire qu’avec son CV comme pilote et la très grande expérience de France comme navigatrice, la barre est très, très haute. Mais n’en parlez pas à France si vous la rencontrez avant son départ : les Gazelles l’ont convaincue que, comme d’habitude, ce n’était que le plaisir de participer qui comptait. Mais on sait très bien que tout le monde compte sur un podium.

 

Parmi les autres équipes inscrites, mentionnons :

 

132 : le top-modèle Adriana Karembeu et son manager Marie-Christine Menager, qui sont les marraines de l’édition 2007 ; elles se sont classées 23e l’an dernier mais ont obtenu cette année le numéro chanceux des Gazelles Dumas en 2003 et 2006 ;

138 :  Florence Bourgnon et Corentine Quiniou, 2e en 2005 et 1e en 2006

165 : Valérie Dot et Ludivine Marchand-Aune ; Valérie était 3e l’an dernier, avec la pilote Syndiéli Wade ;

167 : les skieuses Carole Montillet et Mélanie Suchet, 1e en quads en 2004 et 2005, 2e en 4X4 en 2006.

 

Il y a aussi 3 équipes en Quads et 8 en SUV ( Sport Utility Vehicle, que vous connaissez probablement mieux sous l'appellation française de VSU ou de VUS ). Comme il n'y a pas de québécoises cette année dans ces catégories, nous ne les suivrons pas de façon assidue.

 

Sète - Samedi 17 mars 2007

 

Équipe 126, Nika et France
Photo : Maïenga

France Guérer avait fait la connaissance de Nika à Lyon jeudi et, avec les autres québécoises, elles sont allées prendre livraison de leurs véhicules près d’Albertville. Nika ne parle pas un mot de français « It’s my first time here. France saves me, she knows everything ! ».  Alors, entre deux sessions de shopping, France lui a appris à faire le stickage des véhicules ( numéro du team et stickers des sponsors ), a fait prendre des photos pour l’Image Gallery du site officiel ( le petit côté People de l’événement ) et lui a montré comment elle lisait un Road Book pour placer les Check Points sur les cartes ; elle l’a aussi informée comment ses Supporters pouvaient recevoir des Newsletters de l’organisation. Nika a trouvé que, finalement, le français n’était pas une langue si difficile !

Bon, c’est fait. Ma sortie annuelle sur le vocabulaire officiel du Rallye. Je vous promets que, à moins de circonstances très exceptionnelles hors de mon contrôle, je ne reviendrai pas sur le sujet.


Ville de Sète

Sète est une ville très agréable, coïncée entre la Méditerranée et l’étang de Thau, d’une superficie de 75 km², où on cultive chaque année pas moins de 20 000 tonnes d’huîtres et surtout de moules.


Le théâtre Molière

Et il a fait un temps radieux. Samedi, les ateliers techniques avaient lieu à la Place Aristide Briand et à la Place Stalingrad. Les Gazelles ont ensuite eu une réception privée sur le Fantaasia. La présentation officielle des équipages a eu lieu dimanche matin à la Place Stalingrad, en face du théâtre Molière. Elles ont ensuite fait un tour de ville et se sont engouffrées à 14 heures dans le Fantaasia, pour un périple de 36 heures vers Tanger, sur une mer qu’on annonce pour le moins tumultueuse.


Le Fantaasia

Ce navire de 136 mètres a été construit en 1979 et été affrété de la compagnie estonienne Tallink par la Compagnie Marocaine de Navigation ( COMANAV ). Les estoniens ont peut-être des mœurs différentes des nôtres, car la fiche technique de l’embarcation déclare 1 800 passagers et de la place pour coucher 862 personnes !

Et on apprend sur le site officiel que France a commencé à mettre de l’eau dans son vin : « Nika et France ne visent pas forcément un podium ».

 

Liaison Tanger - Erfoud

 

Mardi 20 mars : les Gazelles ont mis pied à terre à Tanger. Traversée très tumultueuse et plus longue que prévue à cause d'une tempête qui a brassé la cage... pas à peu près !  Les québécoises ont somme toute bien absorbé le voyage et à chaque fois qu’une étrangère allait se pencher au-dessus du bastingage pour nourrir les poissons, elles lui chantaient « Ma chère gazelle, c’est à ton tour… ».

 

Puis un petit 350 kilomètres jusqu’à Meknès, par des autoroutes. Elles se sont arrêtées dans une station-service Total qui, pour souligner sa 10e année de partenariat dans le Rallye, leur a offert du jaune ou du rouge, puis le petit-déjeuner.

 

Meknès, la perle du Maroc, inscrite au Patrimoine mondial, avec sa Kasba, ou cité impériale, entourée de remparts percés de portes monumentales, logeant de nombreux palais, de grands jardins et 6 écuries pouvant abriter 12 000 chevaux!

 

Elles ont été reçues dans l’après-midi par Halana, un autre partenaire, dans les jardins de la « Winery ( non, je ne commente pas ! ) des Cépages de Meknès », pour découvrir leurs fameux vins marocains : du rouge, du rosé et du blanc, pétillant ou non.

 

Et dans la soirée, elles ont été reçues par Total et Aïcha, un autre partenaire qui souligne ses 10 ans de participation, à un grand dîner « 10 ans Aïcha et Total » ; toutes les couleurs y passent ; les québécoises ont abondamment trinqué et ont offert à l’assistance une chanson en hommage au cher partenaire :

 

« A-ga-dir, dir dir,  passe l’Halana et verse le thé,
   A-ga-dir, dir dir,  passe l’Halana et verse le thé,
   tape la menthe,  tape la datte, passe l’Halana et verse le thé »

 

Puis, au hasard des services, elles ont cru voir passer du carrauté, du moiré, de la courte-pointe, et de la ceinture fléchée. Plusieurs avaient eu l’intention de profiter de la fraîche pour descendre de nuit à Erfoud, d’où partira le Prologue le lendemain.

 

« Ah que c'est dur, dur, dur,  Ah que c'est dur sur l'estomac ! »

 

Mercredi 21 mars : lever tôt et déplacement de 400 km vers Erfoud, en traversant le Moyen Atlas puis, après Midelt, en contournant par l’est le Haut Atlas, ce qui amène quand même les Gazelles à près de 2000 mètres d’altitude.

Le Prologue

En après-midi, étalonnage de l’odomètre et premier contact avec le terrain lors du Prologue, un mini-rallye de 30 km, avec 4 balises, qui débute à Jorf, 20 km au NW de Erfoud. Cette épreuve permet de tout mettre au point, sans en perdre : le classement ne servira qu’à établir les positions de départ de la vraie affaire, qui débute très tôt, demain matin.   En soirée,  les Gazelles vivent leur premier bivouac, à Mech Irdane.

 

Le parcours


Le grand parcours du rallye

Comme les quatre dernières années, le Rallye débute à l’ouest de Erfoud, passe par l’erg Chebbi, puis se déplace se terminer à l’ouest de l’erg Chegaga.

 

La vraie compétition dure 8 jours dans le désert et totalise 1 275 km en ligne droite, répartis en 6 étapes, avec 46 balises à pointer :

 

Étape

Date
(Mars)

Circuit (étapes)

Longueur
 en ligne
droite (km)

Nombre
de
balises

Durée
prévue

1 22

Boucle autour de Mech Irdane

188 7 08 h 25 m
2 23

Boucle autour de Mech Irdane

167 6 10 h 10 m
3 24

Mech Irdane / Neijakh

185 6 10 h 35 m
4 25

Erg Chebbi ( dunes de Merzouga )

136 6 09 h 50 m
5 26 - 27

Marathon Neijakh / Mhamid

364 11 19 h 00 m
6 28 - 29

Marathon Mhamid / Foum Zguid

235 10 18 h 10 m
TOTAL 8 jours

6 étapes

1 275 km 46 76 h 10 m

Les deux premières étapes sont des boucles autour de Mech Irdane. Le première se veut toujours relativement facile tant pour la conduite que pour la navigation. Dans la seconde, on commence à voir du sable et le niveau de difficulté augmente. Ces étapes sont importantes, car c’est là qu’on aurait pu sauver des points qui seront très difficiles à rattraper.

 

La 3e étape sera très éprouvante : des franchissements difficiles pour la pilote et une navigation erratique dans un immense terrain de jeu que les Gazelles n’ont pas fréquenté depuis longtemps, la Hamada de Guir.

 

La 4e étape, la classique dans l’erg Chebbi, les terrifiantes « dunes de Merzouga ». Le parcours peut se révéler relativement facile, comme l’an dernier, ou un enfer, comme en 2003.

 

La 5e étape : puis un très long déplacement marathon vers M’hamid, sans trop grande difficulté mais avec une fin éprouvante dans le piedmont de l’erg Chegaga, que plusieurs Gazelles n’auront pas la force ou le temps de compléter.

 

Et l’étape finale, la 6e, de loin la plus difficile, un second marathon d’affilée avec, en première journée, une très longue traversée de l’erg Chegaga.

 

Bonne chance les filles.
Que les meilleures gagnent, mais que toutes aient du plaisir.
Le grand trip des Gazelles commence !

 

Étape 1 jeudi, 22 mars

Réveil à 4h15, petit déjeuner costaud pendant la séance d’instructions et départs à partir de 6h30.

102 (Belzile/Lechasseur), 104 (les sœurs Guévin) et 107 (Le Blanc/Parent) ont dû bien performer dans le Proloque, car elles ont été parmi les premières à partir. Puis 100 (les comédiennes) et 106 (mère-fille Leblanc). 

Et finalement, après 7h, 119 (Leblanc/Venne) et 126 (Nika et France).

 

Cette première étape devait être facile, mais en a surpris plusieurs. Les deux premières balises étaient sur la route goudronnée. La troisième ne posait pas de problème. Puis, pour ne pas perdre de points, certaines ont tenté de franchir le jbel ( montagne ) à l’est de Fezzou en conservant le cap. Très difficile. Les balises 4 et 5 ont été difficiles à trouver. Passé la 5, la plupart ont détourné par la droite pour éviter un champ de dunes au centre de l’oued Fezzou.  Ensuite une navigation facile en terrain ouvert.


Étape 1

Quatre équipes canadiennes ont fait un sans faute :

 

q       Les sœurs Guévin ( 104 ) n’ont pas hésité de la journée et ont très bien gardé leur cap ; dès 10h à la 4 et au bivouac à 17h pour prendre une douche avant qu’il manque d’eau chaude ;

q       puis les comédiennes ( 100 ) qui ont un peu tournaillé autour de la 5 et qui sont entrées à 19h30 ;

q       Marie-José Le Blanc et Chantal Parent ( 107 ) ;

Marie-José,

Je lis dans les dépêches de ce matin que c'était hier ton anniversaire. Et je vois que tu t'es payé tout un cadeau aujourd'hui avec un beau sans-faute, dès ta première étape. Mais ce n'était pas nécessaire d'en faire tant et d'essayer de sauter par dessus la montagne après la 3... Et je pense que la 4 et la 5 ont été un peu difficiles à trouver, non?

Savais-tu qu'au bivouac, on trouve que Chantal et toi avez «un petit accent sirop d'érable»? Tu leur répondras qu'elles, elles ont «un beau petit accent anglais». Quen toé !

q      Nika et France ( 126 ) ; on se morfondait car elles étaient déclarées sur le parcours bleu, alors qu'en fait elles étaient sur le parcours vert ; elles ont pris leur temps, magasiné un peu en passant à Fezzou et tourné 3 heures autour de la 4.  Elles avaient eu un problème d’embrayage avant le Prologue, mais tout avait pu être réparé.

Louise et Stéphanie ( 119 ), nous ont aussi semblé erratiques pendant une grande partie de la journée, jusqu’au moment où on a réalisé qu’étant inscrites sur le parcours rouge,  elles étaient en fait sur le parcours bleu. Elles ont fait un excellent cheminement, mais après une valse-hésitation autour de la 6, n'ont raté la 7e balise que par quelques minutes.

102 a tourné 3 heures autour de la 4 et 3 heures autour de la 5 ; peu après 16h, elles rencontrent mère-fille Leblanc ( 106 ) qui avaient quitté la 3 depuis 6 heures et n’avaient pas encore trouvé la 4.  Elles décident d’aller prendre une tasse de thé à Fezzou et de retourner au bivouac.

Donc, si le passé est garant de l’avenir, si on regarde les résultats d’aujourd’hui et si la tendance se maintient, les paires de sœurs seront encore beaucoup plus performantes que les paires mère-fille, ce qui n’a absolument jamais empêché ces dernières d’avoir beaucoup de plaisir, de mérite et de doux souvenirs.

Classement de la 1e étape

Finalement, la moitié des équipes ont eu un sans faute. Les premières, dont les skieuses ( 167 ) et Bourgnon/Quiniou ( 138 ) ont moins de 10 points, ce qui signifie qu’elles ont foncé droit dans les dunes, entre les balises 4 et 5. Les 4 équipes québécoises sans faute sont dans l’ordre 107 ( pour son anniversaire ), Nika/France ( 126 ),  les sœurs Guévin ( 104 ) et les comédiennes ( 100 ) ; leurs points varient de 31 à 42 et leur classement de 20  à 31.

119 nous avait effectivement été annoncé de la mauvaise couleur et ont donc eu un très bon parcours, sauf qu’elles ont manqué de quelques minutes la dernière balise ( les balises ferment au coucher du soleil, soit probablement vers 19h30 ) ; elles ont 138 points, avec une 36e position.

 

Étape 2 - vendredi 23 mars

Une autre boucle autour de Mech Irdane, un peu plus difficile.

Des balises un peu plus difficiles à trouver, dans un relief assez ouvert et peu varié. À la balise 4, on va jouer dans le sable qu’on a voulu éviter hier et la balise 6 est aussi en terrain sablonneux, au même endroit où était le dernière balise de la 1e étape.


Étape 2

À 7h GMT, toutes les équipes québécoises avaient bien démarré,  sauf mère-fille 106, qui se sont dirigées directement au village de Rissani pour une raison inconnue.

Déroulement de la 2e étape

Cette seconde étape, où on augmente la difficulté, est d’ordinaire une hécatombe. L’an dernier,  je titrais « dies horribilis  pour les québécoises ». La même chose cette année.

Mais tout d’abord, deux parcours parfaits avec les 6 balises en poche :


 

 

 

 

 


Équipe 102 - Caroline et Monique
Photo : Maïenga

q  Celui de Caroline Belzile, de la Beauce, et Monique Lechasseur, de Saint-Amable ( 102 ). Deux mères de famille qui se préparent solide depuis 2005. Caroline est une agricultrice passionnée qui rafle tous les prix. « J’étais tellement déçu pour vous hier et tellement rassuré aujourd’hui. Je vous ai vues faire un parcours absolument parfait. Sur votre fiche Internet, votre 3e balise n’est pas pointée, mais j'ai bien vu que vous étiez assise dessus de 12h45 à 13h15 ». Le classement le confirme : elles ont toutes les balises, meilleure équipe canadienne aujourd’hui.

q      celui de Nika et France ( 126 ), régulier, droit, sans bavure, bivouac à 17h30. « Hey Nika : that Misubishi is not a race car. You cannot stay behind and be vacuum-dragged by the vehicle in front. We saw you doing that often today with Adriana and her manager Menager. Or was it the contrary? Absolutely a great performance again. We knew France could, we now know you can ».

 Et les moins bonnes nouvelles :

q      Annie ( 106 ) : J'ai été tellement chagriné ce matin d’apprendre que tu étais malade et de vous voir aller à  Rissani. Je sais que ta mère Marie-Josée s'occupe bien de toi. Tu vas voir comme les Gazelles vont te transférer de l’énergie. Reposes-toi bien aujourd'hui et on a hâte de te voir repartir toute pimpante demain matin » ;

q       Louise et Stéphanie ( 119 ) ont fait un beau cheminement et ont dû rentrer après avoir pointé la 5 à 18h30 ( les balises fermaient à 19h ). « Mon Dieu que vous tenez bien votre cap. Un peu trop bien! Dorénavant, laissez faire ces quelques points que vous épargnez en kilomètres, contournez et pesez sur le gaz; Louise, on sait que tu connais ça... La dernière balise est plus payante à aller chercher » ;

q       les sœurs Guévin ( 104 ) ont eu beaucoup de difficulté autour de la 1, qu’elles ont quittée à 13h30 ; mais elles se sont extrêmement bien reprises et ont pu ensuite pointer jusqu’à la 5 ;

q       nos vedettes d’hier, 107, ont aussi jardiné autour de la 1 jusqu’à 13h ; ensuite, elles ont pu aller pointer la 3 à 18h et rentrent ;

q      et les éclopées de la journée, nos comédiennes ( 100 ) : à la 1 jusqu’à midi, 3 heures pour atteindre la 2, un autre 2 heures pour la 3 à 17h,  n'ont pas été capables de toucher la 4.  Elles abandonnent à 19h, vont prendre le thé à Fezzou où elles rencontrent à 20h les sœurs d’Adriana et de Menager ( 134 )  ; avec aussi les équipes 116 et 154,  elles essaient de trouver à la noirceur les bonnes pistes vers Ihandar, Msissi et Mech Irdane.  À  21h30,  elles sont encore à 25 km à l'Ouest du bivouac.

Seul Gazou-Gazette l’a vu et il vous le dit :

Vous savez ces skieuses françaises, championnes olympiques, Carole Montillet et Mélanie Suchet, équipe 167... Tout à fait redoutables en conduite et en navigation ; vous les avez vues, hier : meilleure équipe, 6 kilomètres d’écart sur un parcours de 188 km ; 4 points d’avance sur Bourgnon/Quiniou. Et c’est toujours comme ça.

Mais aujourd’hui, elles se sont fait avoir comme des enfants d’école. De la balise 3, elles devaient « caper » 228°, 2-2-8 elles ont capé 282, 2-8-2 ; après 17 km, il n’y avait pas de balise en vue et plus de véhicules en avant ni en arrière. Oups !  Elles auraient dû faire 23 km, en ont fait 35, 12 points de perdus.  Perdre un rallye, ça peut être aussi bête que ça !

Classement de la 2e étape

Seulement 14 équipes ont eu un sans faute, dont les canadiennes 102 et 126.  Nika et France prennent la tête du challenge Sofitel ( meilleure équipe canadienne ) avec un sans faute cumulatif et 81 points de pénalité ; elles sont 12e au classement général.

Louise et Stéphanie ( 119 ) sont en seconde place avec 307 points ( 22e au général ) et les sœurs Guévin ( 104 ) les talonnent de très près avec 311 points ( 23e ). Avec leur performance d’hier, Caroline et Monique ( 102 )  passent de 49e au 30e rang,  avec 381 points.

Étape 3 -
samedi 24 mars PM

En partant, un déplacement de 65 km via Rissani, Erfoud et la route qui longe la rive gauche de l’Oued Ziz. C’est dans le secteur de la balise 1 que débute la Hamada du Guir, qui déroule ses paysages lunaires sur 400 km jusqu’au Grand Erg Occidental.

Beaucoup de sable au début, puis on monte sur un plateau très rocailleux entre la 2 et la 3. Encore du sable entre la 4 et la 5 puis encore la rocaille, avec un escarpement  de 200 m avant d’arriver à la balise 6.

Déroulement de la 3e étape 

Pour plusieurs équipes,  l’épreuve a semblé beaucoup moins pire qu’on ne l’aurait imaginé ; pour plusieurs autres, ce fut encore une fois l’enfer.


Falaise entre les balises  5 et 6

Entre les balises 5 et 6, comme je vous l’avais dit ce matin, il y a un bel escarpement.  On peut aller en ligne droite ( 23 km ) ou contourner ( 38 km ) ; une économie de 15 km = 15 points ;  justement, l'équipe 157 est à 15 points des skieuses ( 167 ), qui sont en  3e position. Les skieuses optent pour le contournement. Oh! Oh! : on peut leur voler le podium et on fonce.  Elles arrivent au bord de l’escarpement, vont voir à gauche, vont voir à droite : c’est un casse-cou et elles retournent à la 6 prendre le contournement ; 40 points de perdus… et une possibilité de podium.  Et toutes les autres avaient aussi sagement choisi le contournement.

Il ne reste maintenant que 3 équipes canadiennes parmi les meneuses, qui ont toutes trois eu des parcours parfaits aujourd’hui :

q      Louise ( 119 ), la seule survivante des Leblanc, a été élevée dans les Mercedes-Benz automatiques. Aujourd'hui,  elle a finalement réussi à trouver les 2e et 3e vitesses de sa Isuzu. Elle a mené le peloton de tête toute la journée et Stéphanie a, comme d’habitude, très bien tenu le cap. « YESSS ! Je vois que mon petit sermon d'hier a porté fruit. Je n'aurais pas dû attendre si longtemps avant de vous prodiguer mes judicieux conseils. Il faut rejoindre Nika et France, maintenant » ;

q      Caroline et Monique ( 102 ) ;

q      Nika et France ( 126 ), pour un 3e sans faute.

La journée d’hier a complètement épuisé les comédiennes ( 100 ). « On n’a plus d’énergie, on est cassées », ont-elles déclaré ce matin avant de partir. Et ce qu’elles na savaient pas, c’est que leur embrayage a aussi cassé, à la 2, à 11h30. Une équipe mécanique y a été dépêchée et elles y étaient encore à 20 heures.  À l’heure où elles vont rentrer au bivouac, trouveront-elles l’énergie pour affronter l’erg Chebbi demain ?

Et pour les 3 autres :

q       les sœurs Guévin ( 104 ) étaient à la 2 à 10h  ; à midi, elles étaient avec 102 à mi chemin de la 3 quand elles ont subitement piqué vers le sud-est pour s’éloigner de tracé de 25 km. Elles sont restées dans ce secteur jusqu’à 16h30, où elles sont remontées prendre la route et rentrer ;

q       mère-fille Leblanc ( 106 ) ont repris la route ce matin  ; à 9h, entre la 1 et la 2, elles ont croisé les comédiennes et les ont accompagnées jusqu’à la 2.  Elles sont restées dans ce secteur jusqu’à 15h30 puis sont rentrées ;

q       107 ont eu des problèmes ce matin et ont quitté le bivouac après 9h. Elles n’ont atteint la 2 qu’à 15h et ont tourné de bord.

 

Classement de la 3e étape

Caroline Belzile et Monique Lechasseur  ( 102 ) obtiennent comme à l’étape 2 une 6e place ;
Nika et France ( 126 ) et Louise et Stéphanie ( 119 ) suivent de très près, en 9e et 10e.
Au classement général, 126 accède au « Top 10 », en 8e alors que 119 et 102 sont 15e et 17e.       

 

Étape 4 - dimanche 25 mars


Le parcours de la 4e étape
En jaune : circuit court et difficile
En orange : circuit long et plus facile

L’étape qui tue,  dans l’erg Chebbi, un grand carré de sable de 22 km de long et 5 de large et  qui comprend 13 grandes dunes qui peuvent faire le Mont Saint-Sauveur ; mais rassurez-vous : elles se promènent entre elles et n’ont pas à les gravir. 


L'erg Chebbi

Et contrairement à ce que déclare le site officiel, les Gazelles n’ont pas 2 choix, mais 1 seul, entre les dunes (circuit court mais difficile) et un parcours alternatif,  plus facile mais plus long.
 

Sur le tracé alternatif, plus long,  chaque balise comporte une pénalité de 100 points. Une balise non pointée coûte donc 200 points. Si on se tanne du sable, on peut toujours sortir et continuer sur le parcours alternatif, pour pointer les balises qui restent.

Le truc est de partir tôt et d’aller très vite, afin de profiter du sable froid et dur : l’après-midi, c’est de la soupe et le vent peut se lever ; en 2006, elles ne voyaient plus rien à 13 h.

Ce matin, les comédiennes ( 100 ) doivent trouver que la comédie a assez duré : elles ont couché dans l’Hamada et sont encore là. 

Déroulement de la 4e étape

C’était à ma connaissance le plus long périple à l’intérieur de l’erg Chebbi de l’histoire du Rallye. Le parcours idéal, à ce qu’on a vu, était comme montré ci-contre : après la 1, on se glisse entre la 2e et la 3e dune, on rejoint la 2, on coupe directement à la 3, on revient sur 4 et 5 en restant à l’intérieur de l’erg et on sort.

On a eu droit à une démonstration magistrale de la part des skieuses ( 167 ) : elles entrent dans le sable à 7h10 et en sortent à 10h35, en suivant ce parcours. Total 3h25 ; si on soustrait les temps d’arrêt aux balises : 1h35 de roulement.

Une grande révélation aujourd’hui chez les canadiennes : Chantal Parent et Marie-José Le Blanc ( 107 ), qui avaient remporté la 1e étape et étaient en léthargie depuis, ont mené le peloton et ont fait un sans faute.  « Quelle magnifique course. Je savais qu'il y avait quelque chose de fort en vous, et il fallait que ça sorte un jour ou l'autre. Vous prenez la 3e place du classement canadien. Félicitations. »

Caroline et Monique ( 102 ) ont aussi fait une très belle course. Au retour vers la 6e balise, au nord-est du bivouac, elles s’arrêtent à ce dernier et ne vont pas pointer la 6; il leur restait une heure. « Quelle magnifique prestation, encore une fois. Caroline, Alain m'a dit hier qu'ils fêtaient aujourd'hui vos jumelles, qui ont 5 ans demain. Élaine avait fait un calendrier pour nos petites-filles Marie-Pier (8 ans) et Mikaëlle (5 ans), qu'on gardait pendant que Geneviève faisait la Gazelle, l'an dernier. Elles ont bien aimé comprendre ce que faisait leur maman à chaque jour: en avion, en bateau, dans le désert. Et à compter les dodos jusqu'à ce qu'elle revienne. Élaine l'a corrigé avec les dates de cette année et l'a offert à Marie-Laurence et à Laura ».

Louise et Stéphanie ( 119 ) ont jugé que la ligne droite entre la 2 et la 3 était risquée et à 9h30 sont allées faire un contournement par le nord ; elles sont restées prises 3 heures et sont finalement arrivées à la 3 à 15h30 ; elles ont ensuite eu la 4 et la 5 et sont sorties du sable à 18h30. Pas le temps de pointer la 6.  À 19h, elles étaient encore en train de prendre une bière à Merzouga. « Mais pourquoi, torpinouche, êtes-vous allées faire le tour par en haut, entre la 2 et la 3 ? Toutes les autres partaient direct. Mais vous pourriez quand même prendre la tête du classement canadien, car 102 semble ne pas être allée pointer la 6 et la 126 n’est plus dans la course ».

Les grandes éclopées de la journée, Nika et France ( 126 ). Au lieu de piquer à l’intérieur, après la 1, elles ont longé l’erg sur le solide et piqué entre  la 4e et la 5e dune. Oh erreur ! Elles y ont passé 5 heures puis ont rebroussé chemin. Elles ont essayé sans succès pendant 2h30 d’atteindre la 2 sur le circuit facile.  Elles lancent la serviette à 17h. «Forget it. Tomorrow is another day. The first objective was to enjoy it, no?  Nika, I phoned your Gazou yesterday and explained how great a performance you were giving... Should I call him tonight ?  And I read your article about the Gazelles in the Toronto Star, stating  «Roughing it for me is a night at the Hilton»  Boy ! You must have the presidential suite tonight !»

Mère-fille Leblanc ( 106 ) ont aussi mis 3 heures à démarrer et étaient à la 2 à 12h45 ; elles ont tenté le même parcours que 119 et sont restées prises pendant 2 heures pour enfin revenir à la 2 et rentrer.

En partant ce matin, les sœurs Guévin ( 104 ) sont sorties du circuit et sont restées immobilisées pendant 3 heures. Elles ont fait la 1 et la 2 des dunes et n’ont pu aller plus loin.

 « Et dites-nous, cher Gazou-Gazette, qu’est-il advenu de nos chères comédiennes ? ». Et bien, elles ont finalement quitté à 8h30.  À 9h00, elles auraient pu prendre une direction les menant, après 8 km, à la route d’hier, en rive gauche de l’oued Ziz ; elles auraient atteint Neijjakh avant 10h.  À 9h20, elles croisent le chemin de l’équipe 111 qui revient de perdition. Elles trouvent une petite route, se retrouvent à l’emplacement de la balise 5 d’hier, prennent la voie de contournement, passent par Erfoud à 11h, en sortent à 11h15, prennent une mauvaise direction à 11h45 et atteignent finalement le bivouac à 12h20. Elles devraient être automatiquement hors-compétition, car il faut fermer une étape avant midi le lendemain, au bivouac.  Mais de toutes façons, je pense qu’elles venaient de perdre ce qui leur restait de peau de Gazelle.  Elles se sont remises en mouvement dans l’après-midi.  Était-ce pour aller faire des réservations d’avion ?

Classement de la 4e étape

Un beau 31 points pour Chantal et Marie-José ( 107 ), qui passent au 3e rang des québécoises et au 8e rang des novices.

132 et 138 points pour Louise et Stéphanie ( 119 ) et Caroline et Monique ( 102 ) qui prennent respectivement les 1e et 2e places du classement canadien et,  attention, les 1e et 2e places du classement des 44 équipes novices du Rallye !

Maudite convergence !

Surprise... on retrouve nos comédiennes dans le classement.  Le GPS et le chronomètre devaient être détraqués.  Comme elles sont chanceuses ! 

Vous trouverez que je n’ai pas manifesté beaucoup d’empathie pour les comédiennes depuis le début.  Je n’ai absolument rien contre Mariloup et Jessica.  Mais alors que Radio-Canada,  Le Journal de Montréal,  La Presse,  RDS ont délaissé le Rallye,  je suis tanné de n’entendre parler que d’elles alors qu’il n’y a aucun article québécois à ce jour qui a parlé des grandes Gazelles que sont Louise, Stéphanie, Caroline, Monique, Chantal, Marie-José, mère-fille Leblanc et les sœurs Guévin.  Il n’y a même pas eu un article qui a donné la liste des Gazelles qui s’en allaient au Rallye.

Je ne m’inquiète pas d’autre part pour Nika et  France.  Le Toronto Star parlera d’elles plus qu’on aura parlé de toutes les autres dans tous les médias québécois réunis.

L’an dernier, on a relevé 22 articles qui ont parlé des sœurs Dumas, parce que c’étaient de belles Gazelles. Il y a quelque chose qui ne fonctionne plus dans votre organisation québécoise, madame Serra. Et ça ne date pas d’hier !

 

Étape 5 - Jour 1,   lundi 26 mars

Un très long déplacement de 365 km, sans difficultés majeures. Les 3 premières balises dans une région montagneuse où il faut suivre les bonnes vallées ; puis une incursion dans l’environnement des deux premières étapes. Du sable dans le secteur de la 7, une incursion à l’intérieur, à le 8, dont elles se seraient passées.


Parcours de la 5e étape

Retour dans un paysage ouvert et sablonneux en 9 et 10 puis une liaison par route au travers le cirque de Tafenna, la traversée de l’oued Draa et les grandes palmeraies avant d’entrer à Mhamid.

Ce soir, elles pourraient se retrouver en petits groupes et faire un petit feu de camp sous le petit quartier de lune en ouvrant un ne bonne petite bouteille.  Ou, si le grand vent se lève comme l’an dernier, ne pas être capables de monter la grande tente et dormir seules dans le grand confort d’un 4X4...

Une très mauvaise journée pour les rouges !

Détrompez-vous,  en cette journée d’élections,  ce n'est pas des libéraux de Jean Charest dont il s'agit...  mais des 18 équipes qui ont été mises sur le parcours C,  qui sont montrées en rouge sur les cartes de suivi.  La balise 2 était introuvable. Et parmi ces rouges, Nika et France Guérer, qui ne l'ont trouvée qu'à 16h.  « France, on t’a vue chercher la 2 pendant 7 heures solides... Ta patience était-elle à bout ?  À 14h, presque toutes les autres québécoises déjeunaient à la 4 et il y avait encore 11 équipes du parcours C qui cherchaient la 2 ; sur les autres parcours, tout le monde avait passé leur 2.  Mon hypothèse est qu’elle avait été placée 2 km trop à l’ouest par rapport à sa position annoncée.  Ici, tout le monde est convaincu qu’il s’agit d’une farce plate de ta sœur Lyne ».

Pour ceux qui ne le savent pas,  Lyne Guérer est pointeur officiel du Rallye. C’est elle qui va placer les balises…

En fait, ce n’étaient pas toutes les autres québécoises qui déjeunaient à la 4. Après leur 2, à 11h, les comédiennes ont  enfilé une mauvaise vallée à gauche et il leur a pris un autre 5 heures à retomber sur leurs pattes et sur la 3.

La nuit sous le ciel étoilé du désert

Outre 126 et 100, les Gazelles ont très bien roulé aujourd’hui, en prenant les bonnes vallées,  en contournant les gros obstacles.  Voici la situation à la fermeture des moteurs :

Mère-fille Leblanc ( 106 ) ont pété le feu et dirigé le peloton. Elles sont arrivées à la 6 à 17 heures, avec la 102. Les sœurs Guévin ( 104 ) y arrivent à 18h et Louise et Stéphanie ( 119 ) à 18h20.   À 18h30, tout le monde détale et prend la route du sud, passent par Fezzou et arrêtent bivouaquer  dans l’oued Fezzou, 15 km au nord de la 7.  Il y a aussi 4 autres équipes, dont les sœurs d’Adriana et de sa manager ainsi que la mannequin-chanteuse espagnole Irene Carmen Salvador, qui anime entre autres l‘émission « En attendant minuit »,  un tour d’horizon informatif sur l’actualité du sexe.  Préparez-vous les Gazous.  Demain matin, elles pourront partir tôt et pointer la 7 au lever du soleil.  Il ne leur restera alors que 3 balises à passer avant d’enfiler 95 km de routes jusqu’à Mhamid.

Chantal et Marie-José ( 107 ) ont aussi été dans le peloton de tête toute la journée. À 18h, après la 5, elles enfilent la mauvaise vallée à droite et n’atteindront la 6 qu’à 19h30. Avec plusieurs autres Gazelles, elles y passeront la nuit  et attendront que la balise ouvre au lever du soleil.

Nika et France ont atteint la 4 à 19h et y passent la nuit avec 5 équipes rouges et une jaune.

Et le mauvais sort continue de s’acharner sur les comédiennes qui ont quitté la 4 à 17h30, pour aller immédiatement s’enliser, après 5 kilomètres, dans l’oued Rhéris, où elles passeront seules la nuit. Lorsqu’elle a cassé sa boîte d’embrayage,  Jessica a pleuré de façon incontrôlée pendant une grosse heure. Ce soir,  je compatis beaucoup pour elle et j’espère quelle ne m’en veut pas trop pour ce matin.

Finalement, l’équipe 107, qui avait atteint la balise 6 à 19h25, a dû la trouver ouverte, car elle a aussitôt redémarré par la route. Elles ont rencontré une d’autres voitures à mi-chemin vers Fezzou et elles ont été 10 équipes à bivouaquer ensemble.

Médias

Je me suis trompé ce matin quand je vous ai dit qu’il n’y avait eu absolument aucune couverture médiatique cette année pour les Gazelles québécoises.  Il y a eu, et je m’en excuse auprès d’Annabelle Laberge, son article du 17 mars dans Le Courrier Sud ( Région de Bécancour, Nicolet et Yamaska ),  intitulé « Deux Gazelles venues de Saint-Esprit ». Et il y a encore son article de ce matin « Les Gazelles de Grand-Saint-Esprit en terrain montagneux », les deux mettant en vedette les sœurs Guévin.  « Florian, toi et le clan Guévin, que je sais très nombreux, vous êtes bien occupés de tes filles.  Ça valorise leur grand effort et je suis tout à fait convaincu que ça va donner à d’autres femmes de votre région le goût de vivre ce challenge ».  J’invite d’ailleurs tout le monde à aller voir leur magnifique site à http://gazellesguevin.com/accueil.html et à lire leur blogue dans la section Contact.

On peut également voir des capsules vidéo de quelques gazelles à : http://www.espacecanoe.ca/search/video/gazelles%20leblanc

 

Étape 5 - Jour 2,  mardi 27 mars

À 7h, ce matin, la petite troupe de tête se met en route.  La 7 bleue est sur le bord du sable et 102 et 106 l’atteignent rapidement.  La rouge et la jaune sont dans le sable, 119 prend 1h30 de plus à y entrer et en sortir ; 104, 3 heures de plus : elles atteindront la 10 à 16h, pour un parcours parfait.

Mère-fille 106 a super bien fait jusqu’à la 9 puis a pris une tangente erratique au nord de la 10 où elles sont encore à 16h.  107 a pris du temps à trouver la 9 et y est encore à 16h.

Les rouges de la balise 4, dont 126, ont quitté très tôt, à 6h45 ;  comme la 5 devait être pointée hier,  ils perdent le double de sa valeur ( 200 points ) mais peuvent continuer selon le nouveau règlement du 13 mars dernier.  126 est encore à la 8 à 16h.

Et les comédiennes ( 100 ) sont sorties de leur oued à 8h15,  ont pointé la 6 et sont arrivées près de la 7 à 14h et y étaient encore enlisées à 16h.

à 16hres GMT (12h ici), Gazou-Gazette annonce en exclusivité  que
si la tendance se maintient, il y aura un photo-finish entre 102 et 119

Louise et Stéphanie ( 119 ) et Caroline et Monique ( 102 ) sont respectivement 1e et 2e du classement canadien et du classement des novices. 119 a 60 points d’avance sur 102.  Les 2 ont fait hier et ce matin un excellent parcours; 102 rentre actuellement au bivouac.  Mais 119 a manqué la 9 et a fait 30 km de trop vers le sud-ouest.  Elles sont revenues de 30 km et ont trouvé la 9.  Une perte de 60 points.  Dans la mesure où elles complètent normalement la 10 et la 11, ce sera un photo-finish pour la tête du classement.

Vous voyez comment ce Rallye peut être excitant, quand on y regarde de près !

Après la balise 10, contrairement à ce que je disais hier, elles ont pris la route et ont contourné le cirque de Tafenna par le sud, soit une liaison de 80 km. Ce cirque est une formation ovale de 15x8 km bordée de hautes falaises, d’où l’eau ne s’échappe pas et qui pourrait éventuellement devenir une réserve faunique pour un troupeau de gazelles. Tiens tiens !


Cirque de Tafenna

Fin de la 5e étape

Oh ! Boy. Bernard Derome n’a pas à craindre pour sa job 

La tendance ne s’est pas maintenue, mais alors pas du tout.  Et il n’y a pas eu le photo-finish annoncé par Gazou-Gazette : Caroline et Monique dominent magistralement le classement et je suis très content pour elles. Alain et les enfants en sont fiers et Nathalie Tremblay a sonné les trompettes pour tout le fan club de Monique.

Mais je peux quand même invoquer des circonstances atténuantes indépendantes de ma volonté.  En effet, comme je l’ai expliqué à 119 et à 106,  le site officiel déclare : « Beaucoup de gazelles ont hésité en arrivant au CP 10.  Le haut drapeau rouge et blanc, qui matérialise le point de contrôle, n’était pas le même que d’habitude : les organisateurs ont eu un contretemps et n’ont pas pu venir le placer.  C’est finalement François « Carburant », chargé normalement du ravitaillement en course, qui s’en est aperçu et qui a fabriqué une balise de fortune aux couleurs du Rallye, avec des sacs en plastique et des piquets de tente. ( Fermez les gimlets, enter, Gérard D. Laflaque ) : « Vous l’avez pas vu la 10, bâtard ?  C’était pourtant simple !  Pis comme Carburant était pressé, y'est parti à 16h.  Pouvez-vous me dire pourquoi  vous avez tourné autour jusqu’à 19h, bâtard ? »

Et j’ai félicité Chantal et Marie-José ( 107 ) : « Vous nous avez conduit ça hier et aujourd'hui, c'était beau à voir. Un peu de confusion à la 9. Mais on n'a pas compris pourquoi vous n'avez pas filé après la 10,  que vous aviez pointée à 17h30, alors qu’il vous restait amplement de temps pour faire la 11 et un score parfait ».

Et mon coup de cœur d’aujourd’hui, les sœurs Guévin : « Quelle belle course, les p'tites soeurs. Le seul parcours parfait des canadiennes, avec 102. Vous êtes passées comme une balle à la 2 alors que 11 équipes du parcours « C » y ont passé de 5 à 7 heures. Vous êtes passées comme une balle à la 10 alors que 106 et 119 y ont passé tout l'après-midi. Pis je vois que votre voisine d'hier soir au bivouac, dans l'erg Fezzou, l'espagnole Irene Carmen Salvador, anime l‘émission « En attendant minuit », un tour d’horizon informatif sur l’actualité du sexe.  Est-ce qu'elle vous en a assez conté pour que vous donniez des cours de rattrapage à vos Gazous? »

Et tout ceci étant dit, je suppose, qu'avec l'histoire des rouges et celle de la balise 10, ça doit contester très fort au bivouac ce soir !   Les rouges vont-ils demander un recomptage ?   

Classement après 5 étapes

102 et 104 ont terminé l’étape en 8e et 12e positions ; 107, 106 et 119 suivent en 24, 27 et 29e positions, avec les deux dernières balises manquées. Comme prévu, Caroline et Monique prennent la tête du classement canadien et des 44 équipes novices, alors que 119 glisse au 3e rang des novices, où 107 est maintenant 8e et les sœurs Guévin, 16e.

Et hier soir au bivouac, pour tenter de faire oublier les horreurs du premier marathon, les quatre Leblanc ont fait un petit tour de chant :

 « En re-e-venant de M’Hamid,
   ka-klic, ka-klac pis ôtes tes claques,
   un souk, un ksar, un chèche, une tajine, un jbel, un erg, un reg, un oued, hi-ho.
   En re-e-venant de M’hamid »

 « Prendre une tasse de thé mon m’hinou »

 « Au clair de la dune »

 

Étape 6 - mercredi 28 mars

Le parcours

L’étape qui s’avère toujours la plus difficile du Rallye, surtout quand le vent lève le sable de l’erg Chegaga et le balaye dans la hamada du Draa.

 

 

 


Étape 6, le parcours

Beaucoup de sable et des balises jocker,  dans les dunes, à la 3X, puis aux 5X et 6X dans l'erg Chegaga.  Il est par contre possible de choisir des alternatives plus faciles.  Puis le grand lac Iriqui, qui n’a pas vu d’eau depuis des siècles et où on peut rincer le moteur. Un fin de parcours très rocheuse jusqu’à Foum-Zguid.

Étape 6,  Jour 1

Francine Plante, la plus médaillée des Gazelles québécoises ( avec sa pilote Marie-Pierre Juneau ), prédisait hier que la 6e étape ne débuterait qu’à 10 heures,  à cause du grand party de la veille avec les sponsors qui sont arrivés au bivouac.  Et qu’il y aurait un vent de sable aujourd’hui.

À 7 heures, 102, 104, 106, 107 et 126 avaient fini de cuver leur Halana et étaient sur la 1.  Mais pour le vent, elle a vu juste.  Au début de l’après-midi, il s’est levé et à partir de 15h,  les déplacements étaient très difficiles. À 17h, ils étaient impossibles.

Et là on rejoint une autre réalité du Rallye : la vitesse ne compte pas, mais si t’en a pas, tu perds.

Les sœurs Guévin ( 104 ) sont parties en lionnes ce matin, ont pointé la 3X à midi et ont pu s’engager dans l’erg Chegaga et pointer la 5X avant que le vent ne se lève. Elles ont ensuite pu progresser lentement, côtoyant d’autres équipes qui visaient la balise commune 6X.  Elles y bivouaquent ce soir avec 19 autres équipes, avec toutes les meneuses et toutes les championnes. Elles seront d’après moi les seules québécoises à faire un parcours parfait, avec les 3 balises qui tuent,  dans cette étape la plus difficile du Rallye.

Caroline et Monique ( 102 ) ont plus pris leur temps. Elles ont pointé la 3X à 13h30 et n’ont rejoint la 4 toute proche qu’à 16h.  Elles y ont rencontré 119 et 107 qui ont traversé le carré de sable sans trouver la 3X et avaient pointé la 3 normale. Il y avait aussi là les comédiennes ( 100 )  qui s’étaient un peu perdues et avaient pointé la 3 normale à 14h30, y rencontrant 106 qui tournait autour depuis 3 heures.

Louise et Stéphanie ( 119 ) ont foncé dans le simoun et se sont arrêtées à 2 km au sud-est de la 5 normale, où elles bivouaquent avec 141, deux ingénieures françaises. Stéphanie est aussi ingénieure.

Les autres ( 100, 102, 106 et 107 ) ont essayé de s’éloigner de la 4 mais se sont arrêtées après 4 km, où elles bivouaquent avec une équipe française et une équipe marocaine.

Nika et France ( 126 ) ont choisi le parcours normal.  Elles sont arrivées à proximité de la 6 à 16h30 et se sont arrêtées là, seules dans le désert.

En analysant cette situation, j’étais heureux pour les comédiennes qui,  jusqu’ici,  étaient rarement où les autres étaient et n’avaient pas accès à cette énergie et cette grande allégresse qui animent le Rallye.  Ce soir, elles pourraient faire un beau trip de Gazelle, avec 5 autres équipes.

Mais je me dis aussi que si le vent ne s’est pas calmé,  il n’est pas question de monter les tentes,  de faire un feu, de chauffer le repas et de partager la bonne bouteille conservée pour cette occasion unique.  Et non plus d’admirer cette superbe lune qui s’est levée au-dessus des monts Atlas,  là-bas,  au nord-ouest.

Non.  Chacune dans son véhicule, avec le sable qui entre de partout, en espérant que les sièges sont un tant soi peu inclinables.

Bonne nuit les Gazelles.

Une chance que les anglais sont là !

Je vous disais que personne dans la presse écrite ne parlait des Gazelles.  Or je viens de réaliser que Egle Procuta, du Globe & Mail de Toronto, avait assisté à la conférence de presse,  rencontré toutes les Gazelles et a parlé d’elles. Et elle est là, dans le Sahara,  et met en ligne des articles quotidiens ( voir l’onglet Revue de presse ).

« But, thanks to the ties of la francophonie,  the event has always had a strong Canadian presence, especially of Quebeckers. Seven of the teams this year are from Canada, all of them from la belle province ».

Elle a appris dans le désert qu’il y avait une ontarienne dans le lot, Nika étant en Floride lors de la présentation.

Steven Harper, s’il apprend ça, vous dira que personne n’aurait donc écrit sur les Gazelles, si on avait été séparés...

 

Étape 6,  Jour 2 -  Le point à 13h30 de dernière journée

Jeudi 29 mars : il semble qu’il y avait accalmie ce matin, mais le vent a repris vers 10h, rendant la visibilité très mauvaise, particulièrement au sud-ouest de l’erg Chegaga  ; aussitôt le lac Iriqui atteint, il n’y a plus de problèmes jusqu’à la fin du parcours.

Le peloton de la 4 (100, 102, 106 et 107 ) a détalé à 7h vers l’ouest, concédant 200 points dans les dunes. Caroline et Monique ( 102 ) n’y voyaient rien et avaient abandonné l’idée d’aller à la 6 et ont filé dans le lac ; les choses s’étant éclaircies, elles ont contourné par le nord et sont venues prendre la balise sous le vent. 100, 106 et 107 ont atteint la 5 à 9h30 ; 100 vient de a quitter, 106 a renoncé à la 6 et rentre au bivouac ; 107 est près de la 6 avec 119, qui avaient quitté leur emplacement de bivouac à 10h30.

Nika et France ( 126 ) ont tout de suite pointé la 6 et ont foncé vers la fin du parcours.  Elles viennent de pointer la 9.

Les 20 véhicules de la 6X  sont sortis assez tôt de l’erg Chegaga et sont maintenant au-delà de la 9.  Sauf les sœurs Guévin qui sont restées prises seules en bordure de l’erg, pour en sortir à 10h30.  Elles sont maintenant à la 8 et devraient boucler le seul parcours parfait des canadiennes.

Dans la mesure où 102 complètera le parcours, elles conserveraient la tête du classement canadien mais pourraient perdre celle du classement des recrues,  car l’équipe 103,  qui était 100 points en arrière, a fait toutes les balises X.

Fin de la 6e étape

104 : Bravo les p'tites soeurs. La seule équipe canadienne qui a fait un parcours parfait, avec les 3 balises joker. Et ça, dans l'épreuve la plus difficile du Rallye.

L'an dernier, c'étaient aussi 2 soeurs qui avaient été les seules à réaliser cet exploit. Si je me souviens bien, elles s'appelaient Dumas,

126 : Bonne idée de foncer en avant de la tempête, Ç'était pas jojo en arrière.  Et vous êtes en 2e place chez les canadiennes. Avez-vous jeté votre antenne avant d’entrer? On vous voit immobilisées depuis 15h à 5 km au sud du bivouac.

Nika, you are now a Gazelle. I'm sure you realize now how great that is.

102 : Même si le temps vous a manqué pour pointer les 2 dernières balises, vous dominez outrageusement le palmarès canadien, avec une grande avance. Et vous avez remporté 3 étapes.

107 : C’était beau de vous voir essayer d’aller chercher la 6, malgré la tourmente. Mais disons qu’à 17h, j’étais bien content de vous voir sortir du sable. Vous aussi, probablement…

Félicitations. N’oubliez pas que vous avez gagne 2 étapes. Il n’y a que 102 qui a fait mieux.

106 : Bravo pour un travail bien fait. J’étais content de vous voir enfin sortir de la tempête ce midi. Quels beaux souvenirs à conter à la famille.

119 : Louise et Stéphanie, j’ai hâte de savoir ce qui vous a ralenti tant que çà à la 5, à la 6 et à la 7. Vous avez courageusement essayé d’atteindre la 8. Vous demeurez la 2e meilleure équipe canadienne.

100 : Mariloup et Jessica,

Au début, je sympathisais peu avec vous car je vous savais peu préparées et qu’ici, on ne parle que de vous. Alors qu’il y avait là-bas des femmes admirables qui s’étaient préparées depuis 2 ans, qui réalisaient des exploits et dont on ne parlait pas. Après l’incident de l’embrayage, j’étais sûr que vous abandonneriez.

Quand vous êtes reparties le lendemain, je me suis redressé sur mon siège et vous ai regardé foncer. Et vous étiez toujours «pognées» toutes seules. Et cette nuit seules dans l’erg Rhéris était d’une tristesse… Et vous avez continué, et je vous ai admiré. Et je me suis surpris à être tellement content, hier, quand je vous ai vues enfin faire le même Rallye que les autres filles, et à côté d’elles, enfin plus seules.

Et vous avec encore continué ce midi et vous l’avez terminé ce Rallye. Bon, d’accord, vous avez un peu plus de points que les autres, mais vous êtes maintenant des Gazelles et vous avez toute mon admiration. Vous serez l’équipe à battre l’an prochain !

Ce soir, permettez-vous quelques coupes de ce Bouvret Brut.  Il est très bon.

Et ne vous privez pas pour dire à Caroline et à Monique, à Louise et à Stéphanie, aux sœurs Guévin, à mère-fille Leblanc, à Chantal et Marie-José, à  Nika et à mon amie France qu’elles sont toutes de belles et grandes Gazelles.

Bon party de fin de rallye !

 

Classement final

Voici le sommaire de la performance des équipes canadiennes en 2007 :

 

Éq.

 

Points

 

CLASSEMENT

général
sur 68
novices
sur 44
canadien
sur 7
100
4028
48 27 7
102
1351
19 5 1
104
1942

22

8 3
106
3707
42 21 6
107
2388
26 10 4
119
1814
20 6 2
126
2569
29 N/A 5
 
  1 à 10 1 à 8 1
  11 à 20 9 à 16 2
  21 à 35 17 à 22 3
  36 à 55 23 à 34 4 - 5
  56 à 68 35 à 44 6 - 7

Il n’y a pas de grandes performances individuelles, mais le résultat collectif est bon :

q       2 équipes dans le top 20,
        ce qui est dans la moyenne
;

q       5 dans la première moitié,
        ce qui est très bon;

q       4 équipes sur 6 dans le top 10
        des 44 novices, ce qui est excellent;

q       5 équipes sur 6 dans la première demie
        des novices, ce qui est aussi très bien.

 

Et vous souvenez-vous de cette erreur des skieuses 167, à la 2e étape, où elles ont perdu 12 points pour avoir capé 2-8-2 au lieu de 2-2-8 pendant 17 km ? Et que je disais qu’un Rallye pouvait se perdre aussi bêtement ?

Et bien elles l’ont perdu aussi bêtement : elles finissent 2e, 7 points derrière Quiniou/Bourgnon. Avec leurs petits 12 points, elles finissaient en 1e position, avec 5 points d’avance.

Et vous êtes les seuls à le savoir...

 

 

Épilogue

À :        Laura et Marie-Laurence   (les jumelles de Caroline Belzile,  équipe 102)

De :      Gazou-Gazette

Le :      30 mars 2007

Objet :  Merci de m'avoir inspiré cette réflexion !

Vous avez fêté dimanche dernier votre 5e anniversaire.
Ça vous a fait beaucoup de peine que maman Caroline ne soit pas avec vous à cette occasion.
Elle  faisait la Gazelle au Maroc.

Et elle aussi avait beaucoup de peine de ne pas être là avec vous.
Mais vous saviez que c’était très important pour elle.
Elle vous en parlait depuis si longtemps.
Avec Monique, elles voulaient être les meilleures.

Hier, papa Alain vous a expliqué
que maman était la meilleure championne
de toutes les Gazelles
de tout le Canada.
Maman, la championne !
Mais vos amis ne vous croient pas.
Sa photo n’est pas dans les journaux.
Et on ne parle pas d’elle.
Ça doit pas être vrai.

Vous autres, mes chouettes, vous savez que c’est vrai.
Et plus tard, vous le raconterez fièrement à vos enfants.

Mais c’est donc platte que les autres monde ne le savent pas
Et ne soient pas aussi fiers que vous de ces québécoises.


 

Les québécoises Monique Lechasseur
et Caroline Belzile au 1er rang des canadiennes

Challenge Sofitel-Montréal

Monique Lechasseur et Caroline Belzile, l'équipe 102, remportent le Prix performance Sofitel Montréal récompensant le meilleur équipage canadien.

19e au classement général,  elle prennent la première place parmi les canadiennes.  Au 2e rang, l'équipe 119, Louise Leblanc et Stéphanie Venne.

Les françaises sont les grandes gagnantes de 2007 :
1e : éq.  138 : Florence Bourgnon-Migraine et Corentine Quiniou
2e : équipe 167 : Carole Montillet et Mélanie Suchet
3e : équipe 105 : Catherine Houlès et
Armelle Médard

 

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